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La quantité obligatoire pour réciter la bénédiction finale sur du vin ou autres boissons

Dans la précédente Halah’a, nous avons fait mention des propos de nos maîtres dans la Guémara Bava Kama (30a) : « Celui qui aspire à la piété doit observer particulièrement les règles des bénédictions ».

Ce qui signifie que lorsqu’on veut réaliser des gestes de piété, on doit avant tout être méticuleux dans le domaine des bénédictions. Pour cette raison, nous avons cité quelques points sur lesquel les décisionnaires ont écris qu’il fallait être vigilant, même si ces choses ne sont pas retenues comme essentielles au niveau du strict Din.

Les décisionnaires s’interrogent au sujet d’une personne qui boit du vin, et cherchent à définir si la quantité obligatoire pour réciter la bénédiction finale est « Revi’it » qui représente une quantité importante puisqu’elle correspond à 8,1 cl, ou bien est-il suffisant d’avoir bu la quantité de « Kazaït » qui est une quantité moins importante puisqu’elle correspond à environ 27 g. 

C’est pour cela que par mesure de piété, il est juste d’éviter de consommer du vin en une quantité qu’il l’attirera vers une discussion parmi les propos des décisionnaires.

Il faut donc en boire soit en quantité inférieure à Kazaït et ne pas réciter de bénédiction finale selon tous les avis, soit en boire en quantité de Revi’it afin également d’être certain de devoir réciter la bénédiction finale selon tous les avis.

S’il boit seulement une quantité de « Kazaït » de vin sans boire la quantité de « Revi’it », il s’introduit dans une situation de doute vis-à-vis de la bénédiction finale de « Me’en Chaloch » sur ce qu’il a bu. Même si Leh’ateh’ia (à priori) on ne doit malgré tout pas réciter de bénédiction finale lorsqu’on a bu seulement un « Kazaït » de vin, malgré tout, il n’est pas juste Leh’ateh’ila de s’introduire dans une telle situation.

Il est vrai que MARAN rapporte ce doute uniquement concernant le vin, mais le Morde’hi (qui était l’un de nos grands maîtres les décisionnaires de l’époque médiévale, et qui a été tué en sanctifiant le Nom d’Hachem la veille d’un Chabbat dans la ville de Nuremberg en l’année 5014 – 1254) en avait fait mention au nom de Rabbenou Its’hak (le RI auteur des Tossafot) même pour les autres boissons.

C’est pourquoi le Michna Beroura ainsi que de nombreux autres décisionnaires attestent qu’il est juste de s’imposer la H’oumra (rigueur) sur ce point même concernant les autres boissons.

Un autre point sur lequel il faut être vigilant dans le domaine des bénédictions :

Nous avons l’habitude de considérer la quantité appelée « Kazaït » - qui est la quantité minimale requise pour être soumis à l’obligation de la bénédiction d’un aliment solide – comme étant égale à 27 g.

En réalité, ce n’est pas une chose totalement établie puisque selon certains décisionnaires, le Kazaït équivaut au tiers d’un œuf (18 g), alors que selon d’autres décisionnaires, le Kazaït équivaut à la moitié d’un œuf (27 g).

Par conséquent, il faut toujours veiller à consommer soit moins de 18 g d’un aliment solide et ne pas réciter la bénédiction finale selon tous les avis, soit au moins 27 g, et de cette façon la réciter également selon tous les avis.

Il faut quand même souligner que la personne qui fera preuve de vigilance sur ces points n’en est pas pour autant devenue un individu qualifiable de « H’assid » (pieux), ces choses ne sont que des éléments susceptibles de rapprocher l’individu vers ce haut niveau qui est en réalité un niveau extrêmement élevé, au point où notre maître le Rav Chlita écrit qu’il est interdit de notre époque d’écrire sur une pierre tombale que le défunt était un « H’assid », car il n’y a personne de notre époque qui mérite réellement ce qualificatif, excepté une petite minorité de justes et de gens très pieux, réputés dans la génération. Ils sont les seules vraies personnes qui méritent ce qualificatif

 

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