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Quelle bénédiction doit-on réciter sur des « cacahuètes américaines » ?

Réponse : Dans les précédentes Halah’ot, nous avons expliqué la règle de « ‘Ikar et Tafel » (aliment principal et aliment secondaire), selon laquelle lorsqu’un aliment est constitué de 2 aliments différents, il faut réciter la bénédiction de l’aliment considéré comme principal parmi les 2 ingrédients. C’est pourquoi, sur des feuilles de vigne farcies au riz, on récite la bénédiction de Boré Miné Mézonot, puisque c’est le riz qui constitue l’aliment principal, alors que les feuilles de vigne ne lui sont que secondaires.

Nous avons également expliqué que lorsque l’aliment mélangé est fait à base de l’une des céréales du Dagan (récolte, blé ou orge), comme de la farine de blé par exemple, et que sa présence contribue à donner du goût à l’autre aliment (et pas seulement dans le but d’améliorer sa texture ou bien pour faire adhérer les diverses parties de l’aliment entre elles), dans un tel cas nous considérons le Dagan comme aliment principal de ce mélange, du fait de l’importance et des propriétés rassasiantes contenues dans les espèces du Dagan.

A présent, vis-à-vis des « cacahuètes américaines » qui sont enrobées de farine, il est évident que l’on doit réciter la bénédiction de Mézonot sur ces cacahuètes, car il n’y a pas le moindre doute que lorsqu’on les consomme on désire aussi consommer la pâte qui les entoure, et cette pâte leur apporte une qualité supérieure, et leur donne également du goût agréable. Par conséquent, leur bénédiction est Boré Miné Mézonot.

Même si un certain avis prétend qu’un ingrédient qui enrobe un aliment n’est pas considéré comme mélangé à l’aliment, malgré tout, la Halah’a n’est pas fixée selon cet avis, car cette nuance n’a pas de véritable source dans les propos des décisionnaires.

C’est pourquoi, même si les « cacahuètes américaines » ne sont pas véritablement mélangées au Dagan, malgré tout, puisque se présente devant nous une cacahuète enrobée, nous avons donc un mélange dont la bénédiction est Mézonot. C’est ainsi que tranche notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF Zatsal dans son livre H’azon Ovadia (Tou Bi-Chvat – Bérah’ot). C’est également l’avis du Gaon Rabbi Chlomo Zalman OYERBACH z.ts.l.

Le Din est le même concernant la bénédiction finale pour de telles cacahuètes, si l’on en a consommé la quantité nécessaire pour devoir réciter la bénédiction finale (Kazaït – environ 27 g), notre maître le Rav Chlita nous a enseigné qu’il faut réciter dans ce cas la bénédiction de ‘Al Ha-Mih’ya ».

Le Din est aussi le même pour les Chnitzel recouverts de miettes de pain. Lorsque les miettes viennent pour donner leur goût au poulet, il est certain qu’il faut réciter sur le Chnitzel Boré Miné Mézonot. Mais généralement, l’enrobage du Chnitzel ne vient que pour améliorer sa texture, pour le rendre plus croustillant, et pour que sa friture soit de meilleure qualité, et non dans le but d’améliorer son goût. Dans ce cas, le Din est qu’il faut réciter sur le Chnitzel Chéhakol Nihya Bidvaro comme nous l’avons expliqué dans la précédente Halah’a, que lorsque la farine ne vient pas donner du goût, elle n’est pas considérée comme aliment principal. (C’est ce que nous a appris notre grand maître le Rav Zatsal, et il est certain que lorsqu’on consomme le Chnitzel dans le cadre d’un repas accompagné de pain, il ne faut réciter aucune bénédiction sur le Chnitzel, car il fait partie des éléments du repas, qui sont acquittées de bénédiction par celle récitée sur le pain.)

En conclusion : Sur des « cacahuètes américaines », il faut réciter la bénédiction Boré Miné Mézonot. Sur le Chnitzel, il faut réciter la bénédiction Chéhakol Nihya Bidvaro. S’il s’agit d’un Chnitzel qui possède un enrobage important qui ajoute du goût et n’est pas là seulement pour améliorer la texture du Chnitzel, dans ce cas, il faut réciter la bénédiction Boré Miné Mézonot.

 

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