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La bénédiction sur les éclaires et le tonnerre

Lorsque l’on voit un éclaire, on doit réciter la Bérah’a suivante :

Barouh’ Ata A-D-O-N-A-Ï Elohénou Mélèh’ Ha-’Olam ‘Ossé Ma’assé Béréchitt.

Lorsque l’on entend le tonnerre, on doit réciter la Bérah’a suivante :

Barouh’ Ata A-D-O-N-A-Ï Elohénou Mélèh’ Ha-’Olam Chékoh’o Ou-Gvourato Malé ‘Olam.

Il faut impérativement réciter ces Bérah’ott immédiatement après avoir vu l’éclaire ou entendu le tonnerre. Dans tous les cas, on ne doit pas réciter ces Bérah’ott au-delà du laps de temps que l’on appelle « Toh’ Kédé Dibour », qui correspond au temps qu’il faut pour dire les mots « Chalom ‘Aléh’a Rabbi ».

Si ce laps de temps s’est écoulé après que l’on a vu l’éclaire ou que l’on a entendu le tonnerre, il ne faut pas réciter ces Bérah’ott, et il faudra attendre le prochain éclaire ou le prochain tonnerre pour réciter.

Selon le RAAVAD, il faut réciter ces Bérah’ott sans le nom d’Hachem, et l’expression de Sa Royauté (sans Chem Ou-Malh’outt, c'est-à-dire sans les mots Ata A-D-O-N-A-Ï Elohénou Mélèh’ Ha-’Olam).

Selon cet avis, il faudrait dire : Barouh’ ‘Ossé Ma’assé Béréchitt pour l’éclaire, et Barouh’ Chékoh’o Ou-Gvourato Malé ‘Olam pour le tonnerre.

Cependant, la quasi-totalité de nos maîtres les Richonim réfutent l’opinion du RAAVAD sur ce point, et selon eux, il faut réciter les Bérah’ott sur les éclaires et le tonnerre avec Chem Ou-Malh’outt (avec le Nom d’Hachem et l’expression de Sa Royauté = avec les mots Ata A-D-O-N-A-Ï Elohénou Mélèh’ Ha-’Olam), car la Guémara dit dans Bérah’ott (40b) que toute Bérah’a qui ne contient pas « Chem Ou-Mal’houtt » (les mots Ata A-D-O-N-A-Ï Elohénou Mélèh’ Ha-’Olam), n’est pas une Bérah’a.

MARANN tranche dans le Choulh’an ‘Arouh’ selon l’opinion majoritaire de ces Richonim, selon lesquels il n’y a pas de différence entre ces 2 Bérah’ott et toutes les autres, dans tous les cas, nous les récitons avec « Chem Ou-Malh’outt ».

Le Gaon Rabbi H’aïm PONTRIMOLI z.ts.l dans son livre Pétah’ Ha-Dévir, rapporte que certains ont l’habitude de réciter ces 2 Bérah’ott sans « Chem Ou-Malh’outt.

Dans un premier temps, l’auteur du Pétah’ Ha-Devir exprime une critique à l’égard de ces personnes qui récitent ces 2 Bérah’ott sans « Chem Ou-Malh’outt, mais ensuite, il justifie leur tradition en avançant l’argument selon lequel nous devons réciter ces Bérah’ott dans un laps de temps relativement court (Toh’ Kédé Dibour, voir plus haut), et tout le monde n’est pas forcément expert en la matière pour savoir évaluer si ce laps de temps s’est déjà écoulé ou non.

Qui plus est, d’autres paramètres Halah’iques entrent en ligne de compte sur ces Bérah’ott.

C’est pour cela – selon le Pétah’ Ha-Dévir - certaines personnes ne récitent pas ces Bérah’ott avec « Chem Ou-Malh’outt ».

Mais il conclue ses propos en disant que celui qui maîtrise la Halah’a, doit réciter ces 2 Bérah’ott avec « Chem Ou-Malh’outt, tel que l’ont institué nos maîtres.

Mais notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita réfute les propos du Pétah’ Ha-Dévir sur ce point, en disant que la Halah’a est très claire sur ce sujet, et le fait d’évaluer le laps de temps de Toh’ Kédé Dibour n’exige pas spécialement une sagesse particulière.Par conséquent, il faut réciter ces 2 Bérah’ott tel que l’ont institué nos maîtres, et conformément à l’opinion de la quasi-totalité des Poskim et de MARANN dans le Choulh’an ‘Arouh’, selon qui, il faut réciter ces Bérah’ott avec « Chem Ou-Malh’outt, comme c’est le Din pour toutes les autres Bérah’ott que nous récitons.

 

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