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La prière de rattrapage (תפילת תשלומין)

Question :

Quel est le statut d’une personne ayant oublié de prier l’une des 3 prières journalières, dont le temps limite est passé ?

Réponse :

Nos maîtres enseignent (traité Bérah’ot 23a) :

Si par erreur on n’a pas prié Chah’arit (prière du matin), on doit prier Minh’a 2 fois.

Cela signifie que lorsqu’on n’a pas prié l’une des prières journalières, ou bien que l’on ne pouvait pas prier pour raison de force majeure (une raison indépendante de la volonté de la personne), il faut combler cette obligation manquée, immédiatement après avoir prié la prochaine prière journalière, ceci par institution de nos maîtres.

Par conséquent, si l’on a oublié de prier Chah’arit, on doit prier Minh’a, et immédiatement après avoir terminé, on prie de nouveau la ‘Amida en rattrapage de la prière de Chah’arit manquée.

La notion de rattrapage ne concerne que la ‘Amida et non le reste de la prière, comme la lecture du Chéma’ accompagnée de ses bénédiction, ou bien les Péssouké Dé-Zimra ou autre, car ces parties ne sont pas rattrapables, et dès lors où leur temps limite est passé, on ne peut plus les rattraper.

Par conséquent, lorsqu’une personne a oublié de prier Chah’arit, immédiatement après avoir prié celle de Minh’a elle doit de nouveau prier la ‘Amida en rattrapage de Chah’arit qu’elle n’a pas prié.

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita écrit qu’une femme qui a l’usage de prier quotidiennement les 3 prières journalières (même si selon le Din une femme n’est tenue de prier qu’une seule prière par jour, comme nous l’avons expliqué dans le passé), si cette femme a un jour oublié de prier, elle peut se rattraper lors de la prochaine prière, exactement comme un homme.

Dans la prochaine Halah’a, nous traiterons d’autres situations dans lesquelles le statut de la femme est le même que celui de l’homme concernant l’obligation de rattrapage de la prière.

Lorsqu’on s’apprête à rattraper une prière, il faut avant tout prier celle qui correspond au moment où l’on se trouve, et seulement ensuite celle du rattrapage.

Exemple : Une personne n’a pas prié Chah’arit, l’après midi elle priera d’abord une ‘Amida pour Minh’a et seulement ensuite une ‘Amida pour rattraper Chah’arit. Cela signifie qu’il faut avoir la pensée de dédier la première à Minh’a et la deuxième à Chah’arit manqué.

Si l’on a inversé cet ordre, même par simple pensée, même de façon involontaire, et que l’on a dédié la première au rattrapage de Chah’arit et la deuxième à Minh’a, on n’est pas quitte de l’obligation de rattrapage et l’on doit prier une 3ème fois pour rattraper Chah’arit.

Cependant, si l’inversement s’est fait uniquement par la pensée et non par la parole, il est bon avant de recommencer la 3ème fois, d’exprimer une condition de Nédava (prière offerte) en disant : « Si je suis réellement tenu de recommencer, que cette prière soit considérée comme obligatoire. Si je ne suis pas tenu de recommencer, qu’elle soit considérée comme une prière offerte de ma propre initiative. » Si la personne a prié les 2 ‘Amidot sans pensée particulière, sans dédier aucune des 2 à Minh’a ou au rattrapage, cette personne est quitte de son devoir de rattrapage.

En conclusion :

Une personne qui a oublié de prier l’une des 3 prières quotidiennes, ou qui se trouvait dans une situation de force majeure qui ne lui permettait pas de prier, a le devoir de rattraper la prière manquée. De quelle façon doit-on procéder ? S’il s’agit de la prière de Chah’arit, après avoir prié celle de Minh’a on doit de nouveau prier la ‘Amida pour rattraper Chah’arit. Il faut toujours dédier la première ‘Amida à la prière du moment où l’on se trouve, et c’est seulement la deuxième qui est dédiée à celle du rattrapage.

C’est ainsi que l’on fait également lorsqu’on a oublié de prier Minh’a, immédiatement après avoir prié celle de ‘Arvit, on prie de nouveau la ‘Amida pour rattraper Minh’a, et ainsi de suite.

 

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