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Réciter la Bérah’a de Chéhéh’éyanou sur des fruits greffés

Question: faut-il réciter la Bérah’a de Chéhéh’éyanou lorsque l’on consomme pour la première fois dans l’année des agrumes comme un pamplemousse ou une orange ?

Réponse: nous devons tout d’abord introduire le fait que celui qui consomme pour la première fois de l’année un fruit saisonnier, doit réciter la Bérah’a de Chéhéh’éyanou après avoir récité au préalable la Bérah’a adéquate à ce fruit comme « Boré Péri Ha-Ets » pour un fruit de l’arbre, etc.

Concernant notre question à propos des agrumes, il faut tout d’abord traiter le problème du greffage, car comme cela est réputé, grande partie des agrumes ne sont pas des fruits naturels, mais sont le fruit de greffes entre plusieurs espèces effectuées par les hommes. Prenons par exemple le pamplemousse, il résulte de la greffe de l’orange et du pomelo. Concernant les oranges, certains sont d’avis qu’ils sont également le fruit d’une greffe entre deux espèces. Certains décisionnaires sont d’avis que l’on ne peut pas réciter la Bérah’a de Chéhéh’éyanou sur de tels fruits qui ont été conçus à l’encontre de la volonté divine qui interdit de greffer des fruits.

Ainsi envisage également le Halah’ott Kétanott, car tout ce qui résulte d’un acte qui va à l’encontre de la volonté d’Hachem on ne peut pas réciter Chéhéh’éyanou dessus. Ainsi tranche également beaucoup de décisionnaires, parmi eux le Ben Ich H’aï et que telle était la coutume à Bagdad de ne pas réciter Chéhéh’éyanou sur l’orange.

Cependant le Ya’avets s’étonne sur cet avis, car à partir de ce principe on ne devra pas réciter non plus la Bérah’a de Boré Péri Ha-Ets, puisque cela a été fait contre la volonté d’Hachem ?! on voit donc que si Hachem a permis de consommer un tel fruit malgré qu’il ait été produit de manière interdite, il n’y a donc dans ce fruit aucun défaut et il est donc considéré comme tous les autres fruits sur lesquelles on récite Chéhéh’éyanou.

Bien que d’habitude nous suivons la règle de « Safek Bérah’ott Lé-Hakel » c'est-à-dire que dans un cas de doute s’il faut réciter ou non une Bérah’a on s’abstient, dans ce cas puisqu’il y a une coutume rependue de réciter la Bérah’a de Chéhéh’éyanou sur de tels fruits, tel est également la coutume à Jérusalem comme le témoigne plusieurs décisionnaires.

Surtout que concernant les agrumes, beaucoup des décisionnaires sont d’avis qu’ils sont une seule espèce, hors la greffe interdite par la Thora concerne uniquement la greffe de plusieurs espèces différentes. Selon l’avis de notre maître le Rav ‘Ovadia Yossef Chlita, il est permis d’ordonner à un non-juif de greffer des fruits, de la sorte selon tous les avis, on pourra réciter Chéhéh’éyanou sur de tels fruits puisqu’ils n’ont pas été faits de manière interdite.

Conclusion: celui qui consomme pour la première fois de la saison un agrume, il doit réciter la Bérah’a de Chéhéh’éyanou.

 

 

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