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Réciter le Birkat Ha-Mazon à haute voix

Il est écrit dans le livre Réchit H’oh’ma (Cha’ar Ha-Kédoucha – fin du chap.15) que lorsqu’on récite le Birkat Ha-Mazon, il est bon de veiller à le réciter à haute voix, car la voix stimule la concentration, et ainsi, on s’habituera à réciter de façon correcte, avec respect et grande concentration, et en prononçant correctement les lettres.

En particulier les jours de Chabbat et de fêtes, car avec une récitation à haute voix, on se souvient ainsi qu’il faut mentionner le passage de « Rétsé Véhah’alitsénou » ou le passage de « Ya’alé Véyavo » qui sont les ajouts spécifiques dans le Birkat Ha-Mazon ces jours là. (Ainsi écrivent les décisionnaires récents et contemporains, voir Halah’a Béroura chap.185, Cha’ar Ha-Tsiyoun note 15).

Il est de notoriété que la Parnassa – la subsistance matérielle de l’individu – dépend du Birkat Ha-Mazon.

On rapporte au nom du Tsaddik Rabbi Israël ABOUH’ATSIRA z.ts.l (Baba Salé) que la personne qui récite le Birkat Ha-Mazon lentement et à travers un livre, méritera une très bonne Parnassa sans le moindre doute. Combien de bons remèdes et combien d’efforts les gens sont prêts à investir au sujet de la Parnassa !

Il est certain qui leur serait préférable de saisir l’essentiel qui est le Birkat Ha-Mazon, en le récitant de la meilleur façon, avec toute la concentration et le respect possibles.

Cependant, même si l’on ne récite pas le Birkat Ha-Mazon à haute voix, on doit entendre ce que l’on sort de la bouche. Le Gaon auteur du Sefer Hah’arédim (contemporain de MARAN et du ARI Zal) écrit (dans la partie des Mitsvot liées à la terre d’Israël, fin du chap.3) en ces termes :

« Le devoir de la ‘Amida, le devoir du Birkat Ha-Mazon ainsi que celui des bénédictions de la Torah sont tous des devoirs ordonnés par la Torah, et de ce fait, dépendent de l’oreille, il est donc un devoir de faire entendre à l’oreille chaque mot que l’on sort de la bouche. La majorité des décisionnaires tranche que si l’on ne s’est pas entendu, on n’est pas quitte et l’on doit de nouveau réciter. »

Cependant, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita réfute les propos du Sefer Hah’arédim, et il écrit que même s’il est une obligation de s’entendre lors de la Bérah’a, malgré tout, si à postériori on ne s’est pas entendu on est quitte. Il cite différentes preuves à ses propos, et atteste que telle est la conclusion de la majorité des décisionnaires. (Yabiya’ Omer vol.4 chap.18).

Il serait souhaitable de motiver le public à réciter le Birkat Ha-Mazon lentement et à haute voix, comme nous l’avons constaté chez des gens d’un très haut niveau de piété.

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita, même si son temps est très précieux, malgré tout, heureux celui qui l’a vu lors du Birkat Ha-Mazon, de quelle manière sa voix est parfaitement entendue, avec quelle patience il le récite, à voix haute, en articulant clairement chaque mot, sans la moindre panique, dans le calme et la sérénité, comme si que le Birkat Ha-Mazon était la seule Mitsva sur le moment. Même lors des « Hara’haman », le Rav les prononce très lentement, avec supplication et concentration.

Que le sage entende et en tire leçon !

 

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