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Les boissons alcoolisées (Cognac ; Brandy ; Champagne ; Vin cuit)

Question :

Y a-t-il matière à autoriser selon la Halah’a des boissons alcoolisées faites à base de raisins, comme le Cognac, le Brandy, le Champagne, ou le vin cuit, même lorsqu’elles n’ont aucune garantie de surveillance rabbinique et qu’elles sont fabriquées à l’étranger (en dehors d’Israël) ? Car nous avons entendu dire que pour le vin cuit, il n’y a pas d’interdiction à titre de vin consacré à l’idolâtrie. Cette rumeur est-elle exacte ?

Réponse :

Dans la précédente Halah’a, nous avons expliqué le Din selon lequel nos maîtres ont décrété une sévère interdiction sur le vin des non-juifs, qui inclus non seulement un interdit de le consommer, mais aussi un interdit d’en tirer profit. (S’il s’agit du vin d’un musulman, il n’est interdit qu’à la consommation et non au profit, comme nous l’avons expliqué).

Venons-en à présent au sujet de notre question.

Concernant le champagne, il ne fait aucun doute qu’il est interdit à la consommation, tant qu’il n’a pas été fabriqué sous le contrôle d’un organisme de Cacheroute officiel, car le champagne est du vin véritable, mais qui n’a pas achevé son processus de fermentation dans les futs, et c’est pour cette raison qu’il pétille encore dans la bouteille. Mais excepté cette différence, il a le même statut que le vin en tout point, et sa bénédiction est « Boré Péri Ha-Guéfene ».

Par conséquent, s’il n’a pas été fabriqué sous contrôle rabbinique, il est strictement interdit à la consommation.

Concernant le Brandy – qui est le Cognac – nous avons déjà eu l’occasion d’en débattre dans le passé, et nous avions cité les propos de notre maître le Rav Chlita ainsi que ceux des décisionnaires, selon lesquels même une boisson fabriquée à base de vapeur de vin des non-juifs est interdite à la consommation. À fortiori pour le Cognac qui est du véritable vin que l’on a simplement distillé en le faisant bouillir longuement, comme nous l’avions expliqué dans le passé.

Par conséquent, puisqu’il est du véritable vin, il est évident qu’il est interdit au profit, à titre de vin des non-juifs (Stam Yénam).

À partir de là, nous pouvons comprendre que les personnes qui ont l’usage de boire des boissons alcoolisées sans vérifier auparavant la Cacheroute de la boisson, s’amène le mal sur elles-mêmes en souillant leurs âmes par les abominations des non-juifs, puisse Hachem leur pardonner leur faute !

Concernant le vin cuit, il est vrai qu’il y a lieu de débattre s’il devient interdit au contact du non-juif ou non, comme nous aurons l’occasion d’en parler plus tard, avec l’aide d’Hachem.

Mais pour ce qui est du sujet de notre question, s’il faut un contrôle rabbinique pour le vin cuit ou pas, cette question n’a pas lieu d’être, car le seul doute si le vin cuit est inclus dans l’interdiction du vin des non-juifs n’existe que lorsque le non-juif n’a jamais touché ce vin jusqu’à sa cuisson, mais du vin qui a été fabriqué sans le moindre contrôle rabbinique, en quoi le procédé de cuisson du vin pourrait-il changer quelque chose ?! Il est certain qu’il est à craindre que le non-juif soit entré en contact avec le vin avant sa cuisson.

Par conséquent, du point de vue essentiel de la Halah’a, même si le vin a été cuit, il ne faut pas le boire s’il n’a pas été fabriqué sous contrôle d’un organisme officiel de Cacheroute.

En conclusion :

Il est interdit de consommer la moindre boisson à base de raisins si elle n’a pas été fabriquée sous le contrôle d’un organisme officiel de Cacheroute. Sont inclus dans cette catégorie : le Cognac, le Brandy, le Champagne et le vin cuit

 

 

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