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Le malade qui est en danger II

Question : y a-t-il une obligation d’écouter les recommandations du médecin et de se soigner en cas de maladie, ou bien doit-on faire confiance à Hachem et se contenter de prier et de s’éloigner des médecins surtout après qu’il est écrit dans le Sefer H’assidim de ne pas aller voir les médecins.

Réponse : dans la précédente Halah’a nous avons mentionné les paroles du Ramban qui disait que celui qui est atteint d’une maladie qui met sa vie en péril et dont la transgression du Chabbat est nécessaire pour le sauver, si la personne s’abstient de transgresser Chabbat pour sauver sa propre vie il est considéré comme une personne qui se suicide.

Notre maître le Rambam nous enseigne que celui qui est malade et que d’après les lois de la nature il doit se soigner et qu’il s’abstient, car il compte sur le miracle, au bout du compte cette personne mourra de cette malade chose qui n’était pas décrété pour lui et il ressemble à celui qui rentre dans un fourneau hardent, ne va-t-il pas se brûler ? Et ces choses sont clairs et seulement la personne têtue et le tordu d’esprit contredira cela.

Il ressort de ces paroles qu’il est interdit à une personne malade de dire qu’il compte sur la bonté divine et ainsi éviter tout traitement, et ce du fait qu’Hachem a décrété que le médecin a l’autorisation de guérir et qu’un homme malade verra sa guérison dépendre d’un autre homme selon les lois de la nature par différent moyen de guérison.

Et ce que l’on trouve au nom de Rabbi Nah’man de Breslev de ne pas aller chez les médecins, il se peut que les médecins dont il parlait n’étaient pas vraiment des médecins et qu’ils utilisaient des moyens de guérisons pas propres à la médecine. On peut dire aussi que l’intention de Rabbi Nah’man était surtout que l’on ne doit pas mettre toute sa confiance en le médecin, mais plutôt à Hachem en premier lieu et aller chez le médecin ensuite  en tant qu’effort personnel et rester convaincu que celui qui donne la guérison n’est nul autre qu’Hachem qui a donné au médecin le pouvoir de guérir, car lorsqu’il était lui-même malade il a fait appel à des médecins (qui n’ont pas pu le guérir au final).

Le RADBAZ écrit, d’après tous les avis, celui qui est malade qui est en danger et qu’il faut transgresser Chabbat pour le soigner, et celui-ci par mesure de piétée veux s’abstenir de faire appel aux gens pour qu’ils ne transgressent pas le Chabbat, cette personne est nul autre qu’un imbécile zélé et Hachem reclamera son sang de ses mains, car la Thora nous dis « tu vivras avec » et même en cas de doute s’il y a un véritable danger on transgresse le Chabbat, a fortiori dans un cas ou l’on a confirmation des médecins qu’il existe un véritable danger que l’on transgresse le Chabbat.

De même dans tous les domaines qui requières l’avis des médecins nous écoutons ce qu’ils nous disent, que ce soit à propos du Chabbat ou de Yom Kippour s’ils disent que telle personne doit manger et n’a pas le droit de jeûner, car cela mettra sa vie en danger ainsi que dans les cas ou ils disent qu’il  faut opérer et tout cela même s’ils ne sont pas des juifs pratiquants ou alors qu’ils ne sont pas juifs du tout.

Il y avait une fois un Talmid H’ah’am qui avait appris la Thora chez notre maître lorsqu’il était en Égypte il y a 60 ans environ, et maintenant étant âgé il tomba très malade, mais refusait d’aller voir le médecin. Lorsque le Rav apprit cela, il lui téléphona en personne et lui demanda d’aller au plus vite voir le médecin en lui citant les paroles du RADBAZ que nous avons cité plus haut pour le convaincre. L’élève fit ce que la Rav lui ordonna et alla à l’hôpital où après un diagnostic rigoureux il devait être hospitalisé pour subir une intervention chirurgicale. Lorsqu’il apprit cela, pris de panique il s’enfuit de l’hôpital. Le Rav dut à nouveau le conforter et le bénir que rien de mal ne lui arrivera, en fait de compte l’opération fut une réussite. Tout cela pour nous montrons combien le Rav prend à cœur le fait que l’on doit aller se soigner et ne pas compter sur les miracles.

Cependant il faut savoir qu’il est permis de transgresser Chabbat uniquement dans un cas de danger de mort, mais dans le cas contraire même si c’est pour une grande utilité comme pour annoncer à un père que sa femme a accouché ou d’annoncer qu’une personne est décédée à son proche cela est formellement interdit.

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