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Laisser des objets en vente sur Internet pendant le Chabbat

Question:

Peut on mettre des objets en vente ou aux enchères sur Internet, et les laisser en vente pendant Chabbat sachant qu'il y a un risque d'achat ou de d'enchères le Chabbat, et particulièrement si ces objets sont des livres hébreu?

Reponse:

 Cette question suscite plusieurs problèmes :

• Si j’ai affaire avec un juif, la défense de l’entrainer à transgresser le Chabbat entre en ligne de compte. Il s’agit de l’interdit de la Tora de « Lifné Ivère Lo Titène Mikhchol » – Tu ne placeras pas d’embûches devant un aveugle, ce qui implique que l’on ne doive pas faire un acte qui favorise la transgression d’un interdit par une tierce personne.

En effet, à cause de moi, l’acheteur potentiel va se servir de son ordinateur pour faire toutes les démarches afin de concrétiser son achat.

• Par ailleurs, je vais gagner de l’argent le Chabbat, ce qui est défendu pour deux raison : Ne pas faire des affaires le Chabbat (achat vente)  et de ne pas profiter des gains réalisés pendant le Chabbat.

Au vu de ce qui précède, examinons à titre d’exemple, le cas pratique de quelqu’un qui possède une machine de vente automatique de cannettes (ou autre).

Si elle se trouve dans un quartier religieux, je peux la laisser ouverte durant le Chabbat. En effet, je n’ai pas à pas craindre qu’un Juif en vienne à transgresser le Chabbat en achetant un article proposé par cette machine.

Par contre si je l’ai posé dans un endroit ou se trouvent des Juifs non pratiquant, il faudra la fermer le Chabbat, afin de ne pas les amener à fauter.

Si les acheteurs sont des non juifs, je peux laisser la machine ouverte le Chabbat, à condition d’avoir l’intention de n’acquérir l’argent qu’on y a déposé pendant Chabbat, qu’après Chabbat. De même, je devrai avoir l’intention de céder à l’acheteur éventuel (lui faire acquérir) à l’avance, c'est-à-dire dés vendredi, toute boisson qui sera prise pendant Chabbat .

Par conséquent, si l’on possède un site Internet, il est évident qu’en Erèts Israël, où les acheteurs ou bien les intéressés, sont juifs, on ne pourra pas le laisser ouvert.

Même en Diaspora, ou les acheteurs sont des non juifs, et peuvent donc faire des commandes le Chabbat, on se trouvera confronté à l’interdit de commercer le Chabbat.

Notons toutefois que si dans cette affaire (en l’occurrence le site) il y a un associé non juif, on pourra permettre sous certaines conditions (Il faudra dans ce cas consulter un Rav compétent).

Dans le cas spécifique ou l’on a mit en enchère un objet sur un site appartenant un non juif, et que des propositions d’acquisitions pourront être faite le Chabbat, ou bien même si le dernier jour des enchères tombe le Chabbat, ce sera permis car je ne demande à personne de le réserver spécialement ce jour la.

C’est donc le non juif qui décide de fixer les enchères ce jour la. Ce ne sont donc que des propositions qui sont émises, et si le non juif décide d’acheter ce jour la, c’est sa propre volonté et non celle du juif qui n’a fait que de le proposer à la vente avant Chabbat. Il faudra toutefois que le pourcentage que prend le non juif soit connu avant la transaction.

Pour les mêmes raisons on pourrait aussi donner au non juif de l’argent avant Chabbat pour qu’il achète quelque chose pour nous ; mais il ne faut pas lui dire d’acheter Chabbat.

Dans le même esprit, un autre cas pratique peut se présenter : laisser ouvert le répondeur le Chabbat par le biais duquel on pourra faire des achats ou des commandes, ou bien réserver un rendez vous chez un docteur. C’est un sujet délicat qui nécessite un développement à par entière.

 

 

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