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Tou Bé-Av – le 15 Av

On enseigne dans une Michna de Ta’anit (26b) :

Rabban Chim’on Ben Gamliel dit :

« Il n’y a pas de plus belles fêtes pour Israël que le 15 Av et Yom KIPPOUR. Ces jours-là, les filles de Jérusalem sortaient vêtues de vêtements blancs empruntés (chacune d’entre elles – même les plus riches - empruntait le vêtement de l’autre, afin de ne pas faire honte à celle qui n’en avait pas), et se mettaient en cercle dans les vignes ».

la Guémara (31b) cite d’autres raisons pour lesquelles le 15 Av est un jour de fête pour Israël, et c’est pour cela qu’il fut tranché que l’on ne dit pas de Tah’anoun, ni de Vidouï, ni de Nefilat Apaïm ce jour-là (supplications quotidiennes).

Cette année (5776), le 15 Av tombe le Vendredi 19 Août.

La Michna mentionne que les plus belles d’entre elles s’adressaient aux jeunes hommes célibataires en disant :

« Prêtez attention à la beauté…. »

Les plus laides d’entre elles disaient :

« Mariez-vous Lechem Chamaïm (uniquement au nom de la Mitsva), mais couvrez-nous d’or … »

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Zatsal explique le sens de cet enseignement, selon les propos de la Guémara Nedarim (21a), qui rapporte une anecdote :

Un homme fit un jour le Neder (le vœu) de ne pas épouser une certaine fille, parce qu’elle ne lui plaisait pas physiquement. On introduisit cette fille dans la maison de Rabbi Ichma’ël, afin de l’embellir et de la mettre en valeur. On fit venir l’homme en question et Rabbi Ichma’ël lui demanda :

« Est-ce la fille sur laquelle tu as prononcé le vœu de ne pas l’épouser ?! » Et Rabbi Ichma’ël lui autorisa la fille. A ce moment là, Rabbi Ichma’ël se mit à pleurer et dit : « Les filles d’Israël sont belles, mais la pauvreté les enlaidit ! »

Lorsque Rabbi Ichma’ël quitta ce monde, les filles d’Israël levèrent leurs yeux vers lui en disant : « Filles d’Israël ! Pleurez donc sur Rabbi Ichma’ël ! »

Il en est de même - explique notre maître le Rav chlita – les plus laides d’entre elles disaient « … couvrez-nous d’or … », dans le sens où des attributs extérieurs, comme des bijoux en or ou de beaux vêtements, contribuerons à nous embellir, et vous ne pourrez que constater que nous sommes nous aussi dignes d’être épousées.

Notre maître le Rav chlita rapporte au nom du ORH’OT H’AÏM qu’il n’y a pas lieu de s’étonner de cet usage qui peut paraître humiliant ou rabaissant envers les filles d’Israël, et qui se faisait avec le consentement et l’agrément des H’ah’amim.

En effet, il est certain que les parents qui possédaient les moyens de marier leur fille dignement, n’avaient pas recours à ce procédé, et n’envoyaient pas leur fille dans les vignes ces jours-là. Cette tradition concernait uniquement les gens dont le niveau de vie était tellement bas qu’ils ne pouvaient prétendre assumer toutes les difficultés financières d’un mariage, et pour ces gens-là, cette tradition représentait le seul moyen de marier leur fille.

(Une grande leçon de morale pour certains jeunes hommes de notre époque, qui ont une idée tellement haute de leur personne, qu’ils ne donnent pas aux filles d’Israël tout le respect qu’elles méritent, en les abandonnant les unes après les autres.)

Il est écrit dans le livre de Michlé :

La chose est bonne lorsqu’elle est faite en son temps.

Il est certain que toute la particularité de cette date du 15 Av est définie par un rayonnement significatif en matière de mariage.

C’est pourquoi il est bon pour chacun de prier ce jour-là - plus qu’un autre jour - pour mériter qu’Hachem lui accorde la meilleure union possible. De même, chacun doit prier également pour ses enfants ou petits enfants afin qu’ils méritent eux aussi de rentrer sous la H’oupa en un moment propice, et que l’on nous annonce de bonnes nouvelles.

 

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