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Citation de versets et du Nom d’Hachem sur des faire parts

Question :

Est-il permis d’écrire les initiales ב''ה (initiales de « בעזרת ה' » - « Avec l’aide d’Hachem ») en entête de courrier et de lettres diverses ? De même, est-il permis d’écrire des versets sur des faire parts de mariage, ou bien y a-t-il à craindre qu’on ne les jette à la poubelle, et que le Nom d’Hachem soit ainsi exposé à l’humiliation ?

Réponse :

Il est enseigné dans la Guémara Roch Ha-Chana (18b) :

La maudite royauté de Grèce décréta qu’il était désormais interdit de mentionner le Nom d’Hachem, mais lorsque les H’achmonaïm réussirent à les vaincre, ils instaurèrent de mentionner le Nom d’Hachem même sur les contrats, et ils écrivaient ainsi : « En telle année du règne de Yoh’anan le Cohen Gadol du D. Très Haut ». Lorsque nos maitres eurent connaissance de la chose, ils se dirent : « Il pourrait arriver qu’une personne rembourse sa dette, et le contrat de reconnaissance de dette (où figure le Nom d’Hachem) sera jeté à la poubelle. » Ils décidèrent d’abolir l’usage d’écrire le Nom d’Hachem sur les contrats. Le jour de l’abolition officielle de cet usage, fut célébré comme un jour de fête.            

Cela signifie que les grecs avaient initialement décrété que les juifs n’avaient plus le droit de mentionner le Nom d’Hachem à aucune occasion, ni par écrit, ni verbalement. Après la victoire des H’achmonaïm sur les grecs, ils instaurèrent de mentionner le Nom d’Hachem dans toute correspondance, même sur une lettre qui n’avait pas de caractère de Torah, comme des reconnaissances de dette ou autre. De quelle façon mentionnaient-ils le Nom d’Hachem ? Ils écrivaient dans la date : « Telle année depuis le début de la prêtrise de Yoh’anan le Cohen Gadol du D. Très Haut ». Ce qui représente la mention du Nom d’Hachem sur un contrat.

Suite à cela, lorsque les Sages d’Israël constatèrent que cette institution avait des conséquences négatives, puisque des gens jetaient les contrats à la poubelle après le remboursement de la dette, le Nom d’Hachem était donc exposé à l’humiliation. Ils instaurèrent de ne plus écrire le Nom d’Hachem sur les contrats.

A partir de là, notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF Chlita déduit qu’il faut éviter d’inscrire des versets ou autre sur des contrats ou des faire parts pour des réjouissances ou autre, car il est d’usage de les jeter à la poubelle, et des choses qui nécessitent normalement une Guéniza (enterrer) sont exposées ainsi dans l’humiliation.

C’est pour cela que les élèves de notre maitre le Rav Chlita, ainsi que toutes les personnes qui observent ses usages et qui sont experts en Halah’a, n’inscrivent pas dans leurs faire part de mariage ou autre, le verset « Kol Sasson Vé-Kol Simh’a », ou bien le verset, ou bien le verset « Im Echkah’eh’ Yérouchalaïm » ou autre, car il est interdit de jeter toutes ces citations à la poubelle, et il faut les placer en Guéniza (enterrement) selon les exigences de la Halah’a. La plupart des gens ne font pas attention à cela, et le Nom d’Hachem est donc exposé à l’humiliation.

Cependant, concernant la mention du nom d’Hachem en initiales, comme « ב''ה » ou autre, il n’y a absolument pas à craindre d’interdiction, comme l’écrit notre maitre le H’YDA dans son livre Béritt ‘Olam, au nom de notre maitre Rabbenou Eli’ezer NAH’OUM z.ts.l, lorsqu’on écrit la lettre ה' en faisant allusion au Nom d’Hachem (comme nous en avons l’usage), il est permis d’effacer la lettre sans craindre l’interdiction d’effacer le Nom d’Hachem.

Nous constatons donc qu’une seule lettre qui fait allusion au Nom d’Hachem, n’est pas inclus dans l’interdiction d’effacer le Nom d’Hachem, et il est donc permis de la jeter.

Même si certains s’imposent la rigueur sur ce point, et selon leur opinion, il ne faut pas écrire « ב''ה » en entête de lettre, malgré tout, selon l’usage répandu, on l’autorise. Au contraire, le Gaon Rabbi Itsh’ak KARO écrit que l’on a l’usage d’écrire « ב''ה » au début de toute lettre, en référence au verset : « Cherche à le connaitre dans tous tes chemins, et il aplanira tes voies. »

Nous voyons qu’il n’y a non seulement aucun interdit à le faire, mais il est même une Mitsva d’inscrire le Nom d’Hachem (par les initiales citées) dans tout courrier.

C’est ainsi que tranche notre maitre le décisionnaires de la génération Chlita dans son livre Chou’t Yéh’avé Da’at (tome 3 chap.78).

En conclusion :

Même  s’il faut éviter d’inscrire des citations envers lesquelles il faut observer de la sainteté sur des courriers profanes, comme des faire parts de mariages ou autre, malgré tout, il est permis d’inscrire le Nom d’Hachem avec des initiales comme « ב''ה » ou « בע''ה » ou autre. Il n’y a aucun interdit dans ces initiales, et il est même un très bon usage de le faire, comme le font de nombreuses et dignes personnes.

 

 

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