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L’expiation des fautes – L’étude de la Torah – les fauteurs de notre époque

Dans les précédentes Halah’ot, nous avons écrit qu’il existe 4 niveaux de fautes. Nous avons expliqué qu’il y a des fautes pour lesquelles il n’y a pas de totale expiation tant que le fauteur ne traverse pas certaines épreuves, ou la mort dans certains cas, comme il est dit : « j’examinerai leur pêché avec le bâton, et leur faute avec l’épreuve. »

Après avoir expliqué les généralités de ces notions, nous allons à présent expliquer les exceptions qui en découlent.

Les modes de réparation et les mortifications indiqués par les Kabbalistes

Nous trouvons dans les ouvrages des grands maîtres de la morale, les véritables Kabbalistes, différents modes de réparation pour chaque faute volontaire et involontaire, afin que l’individu puisse réparer totalement sa faute.

Par exemple : nous trouvons dans le saint livre Réchit H’oh’ma rédigé par notre maître Rabbi Eliyahou Di VIDACH z.ts.l de lourdes mortifications imposées aux fauteurs,  qui doivent observer un certain nombre de jeûnes pour chaque faute commise, ou bien s’immerger dans de l’eau gelée pour expier totalement ses fautes. Tout ceci selon le programme de repentir connu par les Kabbalistes en fonction de chaque faute.

Cependant, avec l’affaiblissement physique des générations, il nous est devenu impossible d’observer tous les jeûnes prescrits par les Kabbalistes pour la réparation des fautes. C’est pourquoi, il ne faut pas observer ces programmes de réparation.

L’ouvrage « Lachon H’ah’amim » de Rabbenou Yossef H’AÏM

Jusqu'à ce que se lève notre maître Rabbenou Yossef H’AÏM z.ts.l de Bagdad et rédigea il y a plus de 100 ans son ouvrage « Lachon H’ah’amim » dans lequel se trouvent des modes de réparation pour plusieurs types de fautes. L’ouvrage est rédigé dans son intégralité selon les grandes connaissances de Rabbenou Yossef H’AÏM qui n’avait pas son pareil parmi les Kabbalistes, et il se montra très souple vis-à-vis du programme de repentir.

Cependant, même selon ses propos, le fauteur doit malgré tout observer certains jeûnes pour chaque faute commise. Dans certains cas, le fauteur doit observer 100 jeûnes pour expier les fautes commises, et tout le monde n’en a pas forcément la capacité.

La chute des générations

On ressent déjà la faiblesse physique qui s’est abattue sur le monde entre la génération précédente et la notre, car il y a seulement environ 40 ans, vivaient parmi nous des gens qui jeûnaient plusieurs jours consécutifs, tout en fonctionnant normalement. On sait que le Tsaddik Rabbi Réouven CHARAVANI z.ts.l jeûnait du samedi soir au vendredi soir de façon consécutive, tout en étudiant la Torah sans interruption. Le Tsaddik Rabbi Israël ABEH’SIRA (Baba Salé) z.ts.l faisait de même, sans la moindre gêne physique, et il vécut longtemps. Il est certain que nous ne pourrions surmonter autant de jeûnes.

L’institution de Rabbi Its’hak ELAFYA – Le jeûne de la parole

C’est pour cette raison qu’il y a environ 80 ans, l’un de nos grands maîtres de Jérusalem – Rabbi Itsh’ak ELAFYA z.ts.l qui était un homme saint qui a accompli des miracles – a établi le programme du « jeûne de la parole » en diffusant le fait que celui qui observe un jeûne de la parole, c'est-à-dire, ne pas prononcer de paroles profanes durant une journée entière et consacrer toutes ses paroles à l’étude de la Torah et à la prière, un tel jeûne de la parole équivaut - à lui seul - à plusieurs dizaines de jeûnes, et cela constitue une grande réparation des fautes.

Il est donc souhaitable et juste pour chacun de se trouver au moins un jour durant cette période et d’observer le jeûne de la parole durant un jour entier, en le consacrant à la Torah et à la prière, et mériter ainsi une grande expiation de ses fautes.

Même notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita conseilla plusieurs fois à ses élèves d’adopter l’attitude de Rabbi Itsh’ak ELAFYA et d’observer des jeûnes de la parole.   

L’étude de la Torah l’emporte sur tout

Le moyen le plus efficace pour se faire pardonner ses fautes reste l’étude de la Torah, car la Torah a pour propriété de sauver la personne des épreuves, comme nos maîtres l’enseignent dans la Guémara Bérah’ot (5a) : celui qui s’adonne à l’étude de la Torah, les épreuves s’éloigneront de lui.

Ceci est valable même pour une personne qui a fauté de façon considérable et qui a atteint un niveau de transgression très élevé, s’il motive son cœur à se repentir, qu’il abandonne la faute et s’assoit pour étudier la Torah, celle-ci le sauvera des épreuves. (Voir ce qu’a écrit notre maître le Rav Chlita dans son livre de Dérachot, Darouch 7 sur Chabbat Chouva). De plus, l’étude de la Torah expie ses fautes. Nous avons pu constater de nous-mêmes que lorsque des gens viennent consulter notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita pour lui demander un moyen de réparer des fautes qu’ils ont commises, notre maître suggère très souvent à ces personnes d’étudier le sujet en rapport avec la faute qu’ils ont commise. Par exemple, s’il s’agit d’une profanation de Shabbat, il leur suggère d’étudier les Halah’ot relatives à Chabbat et de se montrer désormais très méticuleux dans ces Halah’ot, et par cela, la personne obtiendra une réparation pour sa faute, elle se préservera également des épreuves, et elle sera acceptée devant Hachem. (Nous avons déjà écrit dans le livre Avir Ha-Ro’im que même une femme qui étudie la Torah, cette étude l’aidera à expier ses fautes).

Les laïcs qui reviennent à la Torah

Tout ce que l’on vient de dire s’adresse à celui qui a fauté volontairement.

Mais il faut savoir qu’une personne ayant été éduquée depuis son enfance dans la laïcité, et qui a ensuite mérité qu’Hachem stimule son cœur à se repentir, une telle personne n’a pas le statut de celui qui a fauté de façon volontaire, et il faut se montrer souple envers une telle personne concernant son repentir. Elle devra s’efforcer d’étudier la Torah, d’être assidue dans sa nouvelle voie, et de s’attacher aux sages de la Torah, ainsi son repentir sera agréé.

 

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