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Une femme participant au projet de construction d’une Yéchiva

Question : Est-il convenable qu’une femme prenne part aux affaires de la communauté, pour la création d’une synagogue ou d’un centre d’études ?

Réponse : Le RAMBAM écrit (chap.1 des règles relatives au Temple) :

« Chacun est soumis au devoir de la construction du Temple, et de l’entretenir par soi même et par son argent, aussi bien les hommes que les femmes. »

Il ressort des propos du RAMBAM que les femmes sont elles aussi soumises au devoir de s’investir dans la construction du Temple, et de l’entretenir par les moyens en leur possession, afin d’ériger la maison de notre D., qu’elle soit reconstruite rapidement et de nos jours, Amen.

Selon le Gaon auteur du Maskil Lé-Etan (dans son livre Ahavat Etan sur le ‘Ein Ya’akov sur Bava Batra 4a), les propos du RAMBAM prennent leur source dans l’enseignement de la Guémara au sujet de Bava Ben Bouta qui conseilla au roi Hérode de reconstruire le Temple. La Guémara explique qu’Hérode – qui était à l’origine un esclave – était soumis au devoir de la construction du Temple.

De ce fait, il est donc certain que les femmes ont - elles aussi - ce devoir.

A la lueur de cela, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita écrit (dans un discours adressé à des femmes actives dans un projet de construction d’une Yéchiva, voir Maor Israël-Darouchim page 215) qu’il incombe les femmes le devoir de prendre part à la création des outils servant à réaliser les Mitsvot, comme la construction d’une Yéchiva ou d’un centre d’études. Ces femmes seront considérées comme des femmes Tsadkaniyot (des femmes justes), et elles seront intégralement récompensées pour avoir participé à la construction d’une Yéchiva. Le texte vente les mérites de ses femmes en disant : « Hachem rétribuera ton œuvre et ta récompense sera intégrale, venant d’Hachem. »

Il est enseigné dans la Guémara Bérah’ot (17a) :

La promesse faite par Hachem aux femmes est plus grande que celle faite aux hommes, comme il est dit : « Femmes confiantes, écoutez ma parole. » Les femmes ont confiance en leur récompense, comme l’explique notre maître le Rav Chlita (Maor Israël-Darouchim page 216), puisque les femmes ne sont pas particulièrement soumises au devoir d’étudier la Torah, on ne peut leur reprocher la faute du Bitoul Torah (gaspillage du temps à d’autres activités que l’étude) comme les hommes qui y sont soumis. De ce fait, les femmes sont plus proches de la récompense que de la perte.

Même s’il incombe la femme d’être pudique dans ses actes, malgré tout, si elle a le pouvoir de renforcer la Torah, d’œuvrer pour le judaïsme et pour les gens, elle pourra agir totalement pour la gloire du nom d’Hachem, et par le mérite de cette Mitsva, elle aura des enfants érudits dans la Torah et vivra dans le bien.

 

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