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Lois relatives à Yom Kippour I

La veille de Yom Kippour, nous avons la tradition de prier l’office de Minh’a lorsqu’il fait grand jour, c'est-à-dire à une heure avancée.

Dans la ‘Amida de Minh’a, après avoir dit le 1er Yhyou Leratson, nous disons le Vidouï ainsi que le ‘Al H’et (voir rituel de Yom Kippour).

Ensuite, nous allons prendre la Séouda Hamafseket qui est le dernier repas avant le début du jeûne.

5 interdits sont en vigueur ce jour là : Manger et boire ; Se laver ; S’enduire ; Porter des chaussures en cuir ; Pratiquer l’intimité conjugale.

Il faut s’écarter des ces interdits, avant le couché du soleil.

(Il y a une ordonnance de la Torah de débuter toutes les règles du jeûne avant le couché du soleil, et il est souhaitable de le faire au moins un ¼ d’heure avant le couché du soleil.)

Il y a une Mitsva d’allumer des Nerot (veilleuses ou bougies) en l’honneur de Yom Kippour.

Avant d’allumer les Nerot, Il faut réciter la Berah’a suivante :

BAROUH’ ATA A.D.O.N.A.Ï ELOHENOU MELEH’ HA’OLAM ASHER KIDDESHANOU BEMITSVOTAV VETSIVANOU LEHADLIK NER SHEL YOM HAKIPPOURIM.

Une femme ne récite la Berah’a de Shehe’heyanou lors de l’allumage uniquement après avoir retiré ses chaussures en cuir, car ce n’est qu’à ce moment là que l’on est autorisé à réciter cette Berah’a, puisque dés la récitation de la Berah’a de Shehe’heyanou, la femme reçoit la sainteté de Yom Kippour, et dés cet instant, elle est soumise aux 5 interdits mentionnés plus haut.    

Nous avons la tradition de s’envelopper du Talit avant l’heure du couché du soleil (afin de pouvoir encore réciter la Berah’a sur le Talit), et on prie toutes les prières de Yom Kippour enveloppé du Talit, afin de prier avec Kavana (concentration).

Tout le monde a le devoir de jeûner pour Yom Kippour, y compris les femmes enceintes ou celles qui allaitent.

Toute femme qui craint que le jeûne risque de porter atteinte à sa santé, doit consulter une autorité Halah’ic compétente dans ce type de questions, qui lui indiquera si elle doit jeûner ou pas.   

Il est interdit de se laver à l’eau le jour de Yom Kippour, ceci inclut même passer le doigt sous l’eau.

Cependant, nos H’ah’amim n’ont interdis que seulement un lavage de plaisir, mais si une personne a de la saleté sur les mains ou sur le reste du corps, comme de la boue ou autre, il est permis de les laver puisque ce lavage ne constitue pas un lavage de plaisir.

Pour la Netilat Yadaïm du matin, il faudra laver les mains seulement jusqu’aux bout des phalanges (celles qui marquent la jonction avec la paume de la main), 3 fois alternées selon l’usage de toute l’année, et réciter ensuite la Berah’a de ‘Al Netilat Yadaïm.

On ne doit pas se laver le visage à l’eau le matin de Yom Kippour.

Si le visage est sale, par exemple lorsqu’on a des secrétions au coin des yeux, il est permis de laver l’endroit précis où se trouve la saleté.

Une personne trop délicate, qui ressent une véritable gêne lorsqu’elle ne se lave pas le visage le matin, est autorisée à se laver le visage le matin de Yom Kippour.

Les Ashkenazim s’imposent la rigueur sur ce point, et ne se lavent pas le visage la matin de Yom Kippour, même lorsqu’il s’agit d’une personne très délicate, excepté pour retirer les saletés autour des yeux, ou autre.

Il faut retarder la fin de la fête à la sortie de Yom Kippour, en augmentant le temps Kodesh.

Par conséquent, il est interdit de manger ou d’effectuer un travail immédiatement à la sortie des étoiles à la sortie de Yom Kippour, il faut attendre un peu, et il est souhaitable que chaque personne s’impose la H’oumra de ne manger ou de n’effectuer un travail à la sortie de Yom Kippour, que seulement lorsque s’est écoulé le temps de 72mn depuis le couché du soleil, conformément à l’opinion de Rabbenou Tam, et de la majorité de nos maîtres les Rishonim.

Cependant, une personne malade qui souffre beaucoup du jeûne, ou bien des femmes enceintes ou qui allaitent, qui souffrent beaucoup du jeûne,, sont autorisés à manger quelques temps après la sortie des étoiles.

Il faut procéder à la Havdala sur un verre de vin à la sortie de Yom Kippour, sans réciter de Berah’a sur les parfums. Il faut réciter la Berah’a de Boré Méoré HaEsh sur une flamme qui a été allumée depuis la veille de Yom Kippour, ou sur une flamme allumée elle-même à partir d’une flamme allumée depuis la veille de Yom Kippour. Si l’on ne possède pas de telles flammes, on ne récite pas du tout la Berah’a de Boré Méoré HaEsh sur une flamme allumée seulement à la sortie de Yom Kippour.

Les gens méticuleux dans les Mitsvot entament la construction de la Soukka immédiatement à la sortie de Yom Kippour, afin de sortir d’une Mitsva vers une autre Mitsva, et sur un tel comportement, il a été dit : « Ils iront de niveau en niveau… ».

Il est une Mitsva de manger et de boire dans la joie à la sortie de Yom Kippour.

Il est enseigné dans le Midrash qu’à la sortie de Yom Kippour, une voix céleste retentie et dit : « Va manger ton pain dans la joie et va boire ton vin dans la bonne humeur, car Hashem a déjà accepté tes actes. » (Kohelet 9)

 

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