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Coutumes du soir de Tou Bi-Chevat

Ce soir (Dimanche 24 Janvier 2016) est le soir de Tou Bi-Chevat et il y existe plusieurs coutumes. Le sens essentiel de cette fête a déjà été expliqué l’année dernière ici.

L’interdiction de jeûner et l’étude du Zohar Ha-Kadoch

Il est interdit de jeûner le jour de Tou Bi-Chevat, certains ont la coutume d’étudier ce soir-là, des Michnayott et des passages du Zohar Ha-Kadoch qui traitent de cette fête.

Le Gaon Rabbi Yaakov Rokah’ Zatsal a édité un livre intitulé « Péri Ets Hadar » qui traite exclusivement du jour de Tou Bi-Chevat. Notre maître le Rav Ovadia Yossef Zatsal écrit qu’il est bon d’étudier ces passages avec compréhension et non pas se contenter d’une lecture des textes, car une lecture sans compréhension n’est pas considérée comme de l’étude de la Thora, à part la lecture du Zohar Ha-Kadoch qui est une exception et sa lecture en soi est considérée comme de l’étude de la Thora, même si l’on ne comprend pas ce que l’on lit.

Lorsque le Rav ‘Ovadia Zatsal était un jeune élève de la Yéchiva Poratt Yossef, il y avait un petit groupe qui s’était fixé d’étudier quotidiennement plusieurs pages de Guémara, cependant cette étude était superficielle et non approfondie et le Rav s’y opposa fermement, et ce du fait que l’étude de la Thora est considérée comme telle seulement s’il y a compréhension, surtout dans le cas d’une personne qui en a la capacité.

Certains ont pour coutume de prier le jour de Tou Bi-Chevat pour avoir un bel étrog pour la fête de Souccott.

Vérifier les fruits avant de les manger

Les fruits dont il est fréquent d’y trouver des vers, devront être ouverts et vérifiés avant d’être consommé, et il faut être très attentif à cela, car la consommation des vers se trouvant dans les fruits est très grave, en effet celui qui mange un vers transgresse pas moins de 5 interdits d’un seul coup (Péssahim 24.), mise à part le fait qu’il souille son âme et éloigne son cœur du service divin. Le Rav Péri H’adach a déjà mis en garde les chefs de communauté qui devrait enseigner la gravité de celui qui consomme des vers plutôt que de donner des cours sur des Midrachim et autre.

Et faut surtout faire attention avec les fruits secs de Tou Bi-Chevat, comme les figues sèches dont la présence de vers est très fréquentes, il y a même plusieurs Rabbanim qui ont interdit complètement la consommation de celle-ci, de par la difficulté de les vérifier, nous devons donc être très vigilants à leur égard.

Chéhéh’eyanou

Sur un nouveau fruit, c'est-à-dire un fruit que l’on n’a pas consommé depuis la saison dernière on doit réciter la Bérah’a de « Chéhéh’eyanou Vékyémanou Véhigui’anou Lazémann Hazé ». On doit débord réciter la Bérah’a sur le fruit lui-même avant celle de Chéhéh’eyanou, car celle-ci est moins fréquente que la Bérah’a du fruit comme nous avons déjà mentionné cette règle à mainte reprise que l’on doit d’abord réciter la Bérah’a la plus fréquente. Si l’on a 2 genres de fruit nouveau une seule Bérah’a de Chéhéh’eyanou suffit, cependant s’il l’un d’eux n’était pas devant lui au moment de la Bérah’a, il faudra à nouveau la réciter avant de manger l’autre fruit.

 

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