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Règles de 'Hol Ha-Mo'ed

Les jours de ‘Hol Ha-Mo’ed correspondent aux jours entre le(s) premiers(s) et le dernier(s) Yom Tov de Pessa’h, et entre le(s) premier(s) Yom Tov de Soukkot et Shemini ‘Atseret.

Ces jours intermédiaires sont surnommés jours de « demi fêtes ».

Nos maîtres enseignent dans le Pirké Avot (chap.3) :

"Celui qui humilie (qui profane) les fêtes, n’a pas droit au Monde Futur."

Rashi explique sur place :

Il s’agit ici d’une personne qui profane les jours de ‘Hol Ha-Mo’ed en effectuant des activités interdites, ou en se comportant de façon profane pendant ces jours là.

C’est ainsi qu’expliquent de nombreux autres Rishonim.

C’est la raison pour laquelle, nous devons honorer les jours de ‘Hol Ha-Mo’ed par des vêtements plus beaux que ceux que nous portons les autres jours de semaine durant toute l’année.

Nous devons également honorer les jours de ‘Hol Ha-Mo’ed en consommant de la viande de bétail et en buvant du vin.

Cependant, si une personne n’aime pas le vin, elle n’est pas tenue de se forcer à en boire, et peut s’acquitter de son devoir en buvant du jus de raisin.

Le’hate’hila (à priori), il faut consommer du pain au repas du soir, ainsi qu’à celui de la journée.

Selon le Kaf Ha’haïm (O.H 530, note 3 et 4), il est bon « d’embellir la mitswa » en faisant Motsi sur 2 pains pendant les jours de ‘Hol Ha-Mo’ed, comme nous le faisons les jours de Shabbat et de Yom Tov.

Le Gaon de Wilna était très pointilleux sur la façon de se saluer pendant ‘Hol Ha-Mo’ed, et il tenait à se que les gens se disent la formule « Mo’adim Lessim’ha », ou bien « Mo’ed Tov ».

Dans la Torah, ces jours sont qualifiés de « Mikraé Kodesh » (Saintes Convocations). C’est sous ce nom que nous les mentionnons dans la prière de Moussaf.

Les jours de ‘Hol Hamo’ed sont frappés par une interdiction de travailler, afin qu’ils ne soient pas assimilés à des jours de semaine ordinaires, qui ne possèdent aucune sainteté particulière.

Durant ces jours de ‘Hol HaMo’ed, Il est une Mitswa d’augmenter l’étude de la Torah, car les lois d’Hashem sont droites et réjouissent le cœur (Tehilim).

Il est rapporté dans la Guémara (Yeroushalmi Mo’ed Katan chap.2, Hala’ha 3) :

Rabbi Aba Bar Memal dit : « Si il y avait quelqu’un qui serait prêt à se joindre à moi (afin d’annuler une institution de nos maîtres), j’aurais autorisé le travail pendant ‘Hol Ha-Mo’ed. En effet, le seul objectif de l’interdiction de travailler pendant ‘Hol Ha-Mo’ed, n’est que manger, boire et « étudier la Torah », et au lieu de cela, pendant ‘Hol Ha-Mo’ed, les gens mangent, boivent et « s’étourdissent dans des futilités ».

A partir de cet enseignement, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita écrit que la frivolité et les comportements légers pendant ‘Hol Ha-Mo’ed, représentent un interdit encore plus grave que de travailler pendant ces jours là, car tout le but de la Torah, lorsqu’elle a ordonné l’observance des fêtes, n’était que seulement s’attacher à Hashem, à sa Torah et à ses Mitswot.

Travaux, commerce et réparations diverses

1. Durant les jours de ‘Hol Ha-Mo’ed, il est interdit d’effectuer un travail (Mela’ha) ou de fournir un effort physique important (Tir’ha).

Il existe 5 situations dans lesquelles il est permis d’effectuer un travail durant les jours de ‘Hol Ha-Mo’ed :

§  Les besoins de la collectivité (tsorké Rabbim)

§  Les besoins de la fête (tsorké Hamo’ed)

§  En cas de perte du capital si la chose n’est pas faite durant ‘Hol Ha-Mo’ed (Davar Haaved)

§  Un employé qui n’a pas de quoi célébrer la fête dignement (Po’el Sheen Lo Ma Lee’hol)

§  Pour une Mitswa qui risque de ne pas être accomplie, même si elle ne concerne pas la fête

Par contre, il est interdit d’effectuer un travail afin d’accomplir une Mitswa qui pourra aussi être accomplie plus tard.

Il est impensable que le fait de respecter la sainteté des jours de ‘Hol Ha-Mo’ed, puisse entraîner une diminution de la Parnassa (la subsistance matérielle), et à ce sujet, voici les propos du Gaon Rabbi ‘Haïm FALLAG’I z.ts.l dans son livre Roua’h ‘Haïm (chap.542 note 2) :

« J’ai l’habitude de dire que celui qui se garde de profaner les jours de ‘Hol Ha-Mo’ed, et qui au contraire, dépense en leur honneur plus d’argent qu’il n’en perd par le fait de ne pas travailler, cette personne gagnera le double de ce qu’elle aurait gagné si elle avait travaillé, comme l’anecdote rapportée dans la Guémara Mo’ed Katan (10b) au sujet de Ravina qui ne vendait pas sa marchandise pendant les jours de ‘Hol Ha-Mo’ed, il gagnait le double après la fête.

J’ai aussi donné un repère à cet enseignement, puisque la première lettre du mot MO’ED est un MEM qui a pour Guamtarya (valeur numérique) 40, et les lettres suivantes sont WAW, ‘AÏN, DALET, qui font au total 80.

Ce qui veut dire que celui qui respecte les jours de ‘Hol Ha-Mo’ed, gagnera du simple au double (de 40 à 80) !!! »

2.    Nos maîtres autorisent d’effectuer un travail durant les jours de ‘Hol Ha-Mo’ed, même par l’intermédiaire d’un professionnel (Ma’assé Ouman), s’il s’agit d’un travail pour une collectivité (tsorké Rabbim), et que l’on va tirer profit de ce travail pendant la fête, par exemple, la distribution du courrier, ou la réparation de moyens de transport collectifs (Shoul’han ‘Arou’h Ora’h ‘Haïm chap.542 parg.1 et 2)

Mais la réparation du véhicule d’un particulier est interdite pendant ‘Hol Ha-Mo’ed, sauf si elle est effectuée par une personne dont ce n’est pas le métier (Ma’assé Hediyot).

3.    Lorsqu’il s’agit d’un travail pour les besoins de la fête (Tsorké Hamo’ed), nos maîtres l’autorisent uniquement par l’intermédiaire d’une personne dont ce n’est pas le métier (Ma’assé Hediyot), à condition que ce soit gratuit.

Par exemple, planter un clou pour replacer un cadre.

S’il s’agit d’un travail pour les besoins de la fête (tsorké Hamo’ed) qui concerne aussi la nourriture de la fête (O’hel Nefesh), il est même permis de faire intervenir un professionnel (Ma’assé Ouman), et on peut même le rétribuer pour cela.

Il est donc permis de faire réparer un frigidaire pendant ‘Hol Ha-Mo’ed.

Il en est de même pour le commerce. Par conséquent, les marchands de légumes, ont le droit de vendre pendant ‘Hol Ha-Mo’ed, car il est certain que ces légumes sont du besoin de la fête puisqu’ils ne se conservent pas.

Par contre, les marchands de fruits, de vêtements ou d’autres choses pour qui il n’est pas certain que leurs ventes serviront pour la fête, peuvent vendre mais dans la discrétion (Betsin’a) en n’ouvrant pas complètement les portes de leurs magasins, excepté la veille du dernier Yom Tov de la fête pour les marchands de fruits, ce jour là ils peuvent vendre de façon ordinaire, « afin de remplir les rues de fruits en l’honneur de Yom Tov ».

Un établissement qui vent à la fois des choses qui se conserve, et des choses qui ne se conserve pas, est autorisé à ouvrir durant ‘Hol Ha-Mo’ed.

4.    Il est également permis d’effectuer un travail, en cas de perte du capital si la chose n’est pas faite durant ‘Hol Ha-Mo’ed (Davar Haaved), et cela, même en cas de perte non significative.

Même en cas de doute, il est permis d’effectuer un travail durant ‘Hol Ha-Mo’ed pour nous éviter une perte.

L’autorisation d’effectuer un travail durant ‘Hol Ha-Mo’ed pour s’éviter une perte, n’est valable que si cela ne demande pas d’effort physique important, et que l’on n’avait pas la possibilité de réaliser ce travail avant la fête.

Pour un travail qui nous évitera une perte, il est même permis de rétribuer un professionnel (si l’on ne trouve personne pour l’effectuer gratuitement).

Il est donc permis de réparer (ou de faire réparer) la porte d’entrée d’une maison, pendant ‘Hol Ha-Mo’ed, afin de se protéger de risques de cambriolage.

5.    Un patron qui possède des employés à qui il verse un salaire mensuel, et qui n’a pas la possibilité selon la loi en vigueur, de fermer son affaire pendant ‘Hol Ha-Mo’ed et de déduire les jours chômés, du salaire de ses employés, cette situation est considérée comme Davar Haaved (une perte) et ce patron a donc le droit de continuer à faire travailler ses employés durant ‘Hol Ha-Mo’ed (de préférence, dans la discrétion).

6.    Un employé qui ne peut pas prendre les jours de ‘Hol Ha-Mo’ed sur ses jours de congés annuels, et qui risque de perdre son emploi s’il ne se présente pas à son travail durant ‘Hol Ha-Mo’ed, a le droit de travailler pendant ‘Hol Ha-Mo’ed, puisque cette situation est également considérée comme Davar Haaved (une perte).

7.    Un employé qui est forcé de travailler durant ‘Hol Ha-Mo’ed, a le droit selon le Din de présenter un certificat médical, ou tout autre justificatif, afin de ne pas travailler durant ‘Hol Ha-Mo’ed.

8.    Toute sorte de commerce qui n’est pas du besoin de la fête, est interdit durant ‘Hol Ha-Mo’ed. Si quelqu’un possède une marchandise qui, si elle n’est pas vendue durant ‘Hol Ha-Mo’ed, peut lui occasionner une perte du capital, il est permis de la vendre durant ‘Hol  Hamo’ed.

De même, il est permis de vendre des actions en bourse pendant ‘Hol Ha-Mo’ed, si l’on craint qu’elles vont perdre de leur valeur réelle.

Par contre, si le risque ne se situe qu’au niveau de la perte des bénéfices, il est interdit de vendre quoi que ce soit durant ‘Hol Ha-Mo’ed.

Dans tous les cas de figure, il est permis de vendre si l’on dépense le bénéfice de la vente, dans les besoins de la fête, sauf pour une personne riche, qui peut dépenser à sa guise pour les besoins de la fête.

9.    Celui qui s’autorise à vendre une marchandise durant ‘Hol Ha-Mo’ed discrètement dans sa maison, a un appui Hala’hic.

Ecrire, faire ses comptes, écrire des commentaires de Torah

10. Il est interdit d’écrire de façon appliquée et soignée durant ‘Hol Ha-Mo’ed, car cette activité est considérée comme Ma’assé Ouman (travail de professionnel).

Il est donc interdit d’écrire en Ktav Ashouri (l’écriture du Sefer Torah).

Même notre écriture courante est interdite si on l’a soigne plus que nécessaire.

Il est même interdit de réparer une lettre du Sefer Torah, comme par exemple faire d’un RESH, un DALET.

Par contre, il est permis de séparer 2 lettres du Sefer Torah, qui se touchent accidentellement.

De même, il est permis de repasser de l’encre dans le Sefer Torah, sur une lettre qui commence à  s’effacer, mais que l’on reconnaît encore.

Il est également permis d’effacer une lettre en trop dans le Sefer Torah, puisque ce n’est pas le travail d’un professionnel.

Cependant, s’il n’y a pas d’autre Sefer Torah dans cette synagogue, bien qu’il y en a dans une autre synagogue, ou bien si le fait de ne pas réparer le Sefer Torah, occasionnera que l’on sorte un autre Sefer Torah que l’on devra rouler jusqu’à l’endroit de la lecture, et que le Kahal devra patienter, il est permis de réparer le Sefer Torah durant ‘Hol Ha-Mo’ed, quelque soit le problème à réparer.

11. Il est permis de rédiger ses comptes financiers, durant ‘Hol Ha-Mo’ed, puisqu’en général, on ne veille pas spécialement à soigner son écriture pour cela, ce qui correspond à Ma’assé Hediyot (l’activité d’un non professionnel).

Selon certains, la raison à cette permission est que si on ne rédige pas ses comptes, on risque de les oublier, et cela est assimilable à Davar Haaved (une perte).

Cependant, selon la première explication (Ma’assé Hediyot), cela n’est permis que dans le cadre des besoins de la fête (tsorké Hamo’ed). Par conséquent, il est interdit aux commerçants d’arrêter leur comptes inutilement durant ‘Hol Ha-Mo’ed.

Il est permis d’écrire une lettre à un ami, même pour lui parler d’une marchandise qui n’est pas perdue, puisque généralement, on ne veille pas spécialement à soigner son écriture pour cela, et aussi parce que cela peut apporter de la joie et de l’apaisement à son ami durant la fête.

Il est donc permis de remplir et de signer un chèque pour les besoins de la fête.

Il est également permis aux enfants d’écrire pour les besoins de leurs divers jeux.

Il est aussi permis de rédiger une dédicace pour un cadeau de Bar-Mitswa lorsque l’on ne soigne pas son écriture.

Il est permis de rédiger et de signer le bail d’un appartement pendant ‘Hol Ha-Mo’ed, à fortiori si on risque de rater la location.

12. Il est permis de rédiger des commentaires de Torah pendant ‘Hol Ha-Mo’ed, aussi bien ceux que l’on a entendu, aussi bien ceux que l’on a innover nous même.

13. Tout ce qu’il est permis d’écrire à la main, il est également permis de l’écrire au moyen d’une machine à écrire ou d’un ordinateur.

Il est aussi permis de diffuser des informations par fax si c’est du besoin de la fête.

Il aussi permis de retirer de l’argent au guichet automatique, malgré l’impression du ticket, car cela est considéré comme Ma’assé Hediyot (activité réalisée par un non professionnel), et aussi parce qu’il y a une nécessité et une joie pendant la fête (il est préférable de retirer sans ticket).

Il est permis de déposer des chèques à la banque pendant ‘Hol Ha-Mo’ed, si l’on est à découvert, ou si l’on craint de les perdre.

Il est aussi permis de régler des factures de téléphones ou autre, pendant ‘Hol Ha-Mo’ed, si il y a du retard sur le règlement, et que l’on craint une coupure.

Laver et repasser le linge, cirer les chaussures

14. Il est interdit de laver le linge pendant ‘Hol Ha-Mo’ed (excepté pour certains type de personnes pour lesquels maîtres ont permis).

Il est même interdit de laver une simple tâche sur un vêtement.

Cependant, il est permis de laver les serviettes, bien que certains s’en abstiennent. Il est également permis de laver les mouchoirs de poche.

Une personne qui ne possède qu’un seul vêtement qu’elle n’a pas laver avant la fête (à fortiori si elle l’a laver avant la fête, et qu’il s’est Sali durant la fête), cette personne a le droit de laver son vêtement durant ‘Hol Ha-Mo’ed.

Il est aussi permis de laver le linge des enfants en bas âge, puisqu’ils salissent régulièrement leurs vêtements. Cependant, il ne faut laver que les vêtements dont ils ont le plus besoin.

15. Lorsqu’on lave le linge (que l’on a le droit de laver) avec une machine, on peut y ajouter de nombreux autres vêtements d’enfants, mais en aucun cas des vêtements d’adultes.

16. Il est permis de repasser du linge pendant ‘Hol Ha-Mo’ed.

17. Il est permis de cirer des chaussures pendant ‘Hol Ha-Mo’ed.

Se raser et se couper les cheveux

18. Il est interdit de se raser ou de se couper les cheveux pendant ‘Hol Ha-Mo’ed, et cela, même la veille des « deuxièmes fêtes » (excepté pour certains cas).

Cependant, il est permis de couper ou de raser la moustache, même si elle ne gêne pas l’alimentation (Shoul’han ‘Arou’h Ora’h ‘Haïm chap.531)

Un enfant en dessous de l’âge des Mitswot (en dessous de 13 ans pour un garçon, et en dessous de 12 pour une fille), si l’enfant souffre de la longueur de ses cheveux, il est permis de lui couper, mais s’il a l’apparence d’un adulte, il vaut mieux éviter.

Une femme ne doit pas couper ses cheveux, mais elle a le droit de raser d’autres poils pendant ‘Hol Ha-Mo’ed.

19. Il est permis d se couper les ongles pendant ‘Hol Ha-Mo’ed.

La tradition est répandue de laver les sols pendant ‘Hol Ha-Mo’ed. Cependant, il ne faut pas les laver de façon trop fatigante en astiquant et en faisant briller la maison.

Activités diverses

20. Toute guérison est autorisée durant ‘Hol Ha-Mo’ed.

Par conséquent, il est permis de s’occuper de ses dents pendant ‘Hol Ha-Mo’ed.

Il est également permis de réparer des lunettes de vue durant ‘Hol Ha-Mo’ed.

21. Il est interdit de donner ses chaussures ou ses vêtements à réparer chez un professionnel, durant ‘Hol Ha-Mo’ed.

Mais il est permis d’acheter des nouveaux vêtements ou des nouvelles chaussures.

22. Même de notre époque, il est une Mitswa de monter à Jérusalem durant ‘Hol Ha-Mo’ed, en particulier au Kotel que la She’hina (la présence divine) n’a jamais quitté.

23. Il est permis d’enregistrer et d’effacer des discours durant ‘Hol Ha-Mo’ed.

De même, il est permis de prendre des photos durant ‘Hol Ha-Mo’ed, mais il faudra les donner à développer après la fête.

24. Il est permis de jouer d’un instrument de musique pendant ‘Hol Ha-Mo’ed.

Il est même permis de réparer l’instrument, pendant ‘Hol Ha-Mo’ed.

25. On ne célèbre pas de mariage pendant ‘Hol Ha-Mo’ed, mais on a le droit de célébrer des fiançailles.

Par contre, une Brit Mila, un Pidyon Haben, ou même une ‘Hanoukkat HaBaït sont célébrés pendant ‘Hol Ha-Mo’ed, et cela, même avec repas.

Le Deuil

26. Il est interdit de prononcer une oraison funèbre pendant ‘Hol Ha-Mo’ed, excepté face au corps d’un Talmid ‘Ha’ham (un érudit dans les connaissances de la Torah).

Les règles de deuil ne sont pas en vigueur pendant la fête.

Par conséquent, une personne qui est devenue Avel b’’m (endeuillé qui a enterré son mort) pendant la fête, ne s’assoit pas par terre, ne retire pas ses chaussures en cuir, et peut même revêtir des vêtements propres et repassés, et ne débutera le deuil qu’après la fête. Cependant, dans l’intimité, les règles de deuils sont en vigueur même pendant la fête (ne pas se laver, ne pas pratiquer l’intimité conjugale …)

Par contre les règles de Aninout (règles de deuils qui sont en vigueur entre le décès et l’enterrement) sont en vigueur pendant la fête.

27. Il faut pratiquer la Keri’a (la déchirure du vêtement de l’endeuillé) même pendant ‘Hol Ha-Mo’ed.

Cependant, la tradition à Jérusalem est de ne pratiquer la Keri’a pendant ‘Hol Ha-Mo’ed que pour le décès d’un père ou d’une mère, pour le décès d’autres proches, on déchire après la fête.

28. Il faut procéder à Seoudat Havraa (le premier repas, constitué généralement d’œufs durs ou de lentilles, et que l’endeuillé prend après l’enterrement) même pendant ‘Hol Ha-Mo’ed. Même pour cela, la tradition à Jérusalem est de ne procéder à Seoudat Havraa que pour le décès d’un père ou d’une mère, pour le décès d’un autre proche, on procède à ce repas après la fête.

Lorsqu’on procède à Seoudat Havraa pendant ‘Hol Ha-Mo’ed, il faut la faire avec du café et des pâtisseries, et non pas avec des œufs durs ou des lentilles, par respect vis-à-vis de la fête

 

 

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