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L’âge du mariage, et quelle femme épouser

Aujourd’hui est la date du 15 Av qui a un lien avec le mariage, comme nous l’avons écrit dans les précédentes Halah’ot.

Il est enseigné dans une Michna du Pirké Avot (chap.5 Michna 21) :

« A 18 ans, le mariage … »

C’est ainsi que tranche MARAN dans le Choulh’an ‘Arouh’, que l’obligation d’épouser une femme débute à l’âge de 18 ans.

Pourquoi l’âge de 18 ans ?

En réalité, on peut se demander :

Pourquoi le devoir de se marier débute seulement à l’âge de 18 ans ?

Pourtant, l’homme entre dans l’obligation d’accomplir toutes les Mitsvot de la Torah dès l’âge de 13 ans pour un garçon ou dès l’âge de 12 ans pour une fille, en quoi diffère le devoir du mariage qui débute seulement à l’âge de 18 ans ?

Plusieurs explications ont été données.

Le Gaon Rabbi Yossef H’AZZAN (des Guéonim de la ville d’Izmir en Turquie, il y a environ 200 ans) écrit dans son livre H‘ikré Lev que nos maîtres ont considérés qu’un homme n’est pas encore disposé (même de leur époque) à épouser une femme, tant qu’il ne s’est pas suffisamment organisé du point de vue spirituel et matériel, et il n’arrive à cela qu’aux alentours de l’âge de 18 ans. C’est pourquoi, ils ne l’ont pas obligé à épouser une femme avant cet âge.

C’est ainsi que l’on agit aujourd’hui, même lorsqu’on consulte des érudits dans la Torah au sujet du mariage, ils conseillent parfois d’attendre un peu afin que le jeune homme soit apte à se marier, du point de vue spirituel et matériel.

Jusqu’à quel âge est-il permis d’attendre pour se marier ?

Il est enseigné dans la Guémara Kiddouchin (29b) :

Rava dit - et c’est ainsi que l’on enseigne à la Yéchiva de Rabbi Ichma’el - :

Jusqu’à l’âge de 20 ans, Hachem attend et guette le moment où l’homme va se marier. Lorsque l’homme atteint l’âge de 20 ans et ne s’est pas encore marié, Hachem dit : « Que ses os gonflent ! » (C’est une malédiction à l’encontre de ce jeune homme).

C’est pourquoi, il faut s’efforcer (au maximum) de se marier avant l’âge de 20 ans.

Quoi qu’il en soit, il faut s’efforcer de ne pas tarder plus que nécessaire.

Il faut agir ainsi même de notre époque selon l’opinion de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita, ainsi que selon l’opinion de tous les grands décisionnaires de la génération, il ne faut pas tarder plus que nécessaire. (Dans le livre Avir Ha-Ro’im volume 1, nous avons cité les propos de notre maître le Rav Chlita ainsi que les propos d’autres grands de la Torah sur ce point).

Avec qui se marier, et qui épouser

Cependant, l’homme ne doit pas épouser n’importe quelle femme, mais seulement une femme qui a la crainte d’Hachem, qui lui plaît aussi bien au niveau physique qu’au niveau de sa famille, et qui a une bonne réputation.

De même, une femme n’est pas tenue de se marier avec n’importe quel jeune homme qui désire l’épouser, mais se doit de vérifier si le jeune homme lui correspond correctement. Il ne faut pas agir dans la hâte en matière de mariage, car le mariage possède un sens éternel, pour des générations entières.

En revanche, il est interdit à l’homme de se montrer exagérément « trieur », car une telle chose entraîne un frein au mariage, et parfois à l’impossibilité de se marier, H’ass Vé-Chalom. Le châtiment de celui qui néglige le devoir d’avoir des enfants est très sévère. En réalité, des recherches et des enquêtes trop poussées au sujet de la jeune fille ou du jeune homme n’auront aucune utilité. Il faut seulement fournir les efforts nécessaires, comme tel est l’usage, et lorsque les choses sont plus ou moins acceptables, il faut s’en remettre à Hachem, dans l’espoir que la jeune fille soit celle qui lui est destinée par le Ciel, comme il est dit : « Tu marcheras dans la naïveté avec Hachem ton D. » (Ainsi écrit le Gaon Rabbi Moché FEINCHTEIN z.ts.l dans son livre Chou’t Iguérot Moché sect. Y.D vol.1 chap.90).

De même, il n’y a aucune utilité à organiser de nombreuses rencontres entre les deux prétendants, il faut seulement agir avec sagesse, intelligence et droiture d’esprit.

Le principal reste de prier Hachem afin qu’il lui envoi une digne épouse, comme nos maîtres l’enseignent dans la Guémara bérah’ot (8a) sur le verset : « Sur celle-ci priera tout homme pieux, vers toi en un moment trouvé … » Celle-ci = L’épouse.

 

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