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« Celui qui n’ajoute pas, se verra retranché, et celui qui n’étudie pas, se condamne à mort »

Puisque nous sommes dans la période du ‘Omer, pendant laquelle nous avons l’usage de lire les Pirké Avot (chaque Shabbat) en public – comme tel est l’usage de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita – nous allons donc rapporter quelques notions mentionnées dans les Pirké Avot.

Il est enseigné dans les Pirké Avot (chap.1 Mishna 13) :

« Celui qui n’ajoute pas se verra retranché, et celui qui n’étudie pas se condamne à mort.»

Explication

Celui qui ne fournit pas d’efforts pour augmenter le service d’Hachem et l’étude de la Torah se condamne à mort. 

Il est nécessaire de clarifier cet enseignement de nos sages, car apparemment, la Torah n’ordonne pas un châtiment aussi sévère pour celui qui n’étudie pas la Torah ou qui n’intensifie pas la pratique des Mitsvot.

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita explique cet enseignement à partir d’un verset de Michlé (les proverbes)(chap.15) :

« Pour l’homme intelligent, le chemin de la vie se dirige vers les hauteurs ; ainsi, il évite les bas-fonds de l’abîme.»

En effet, l’homme peut se dire : « Je n’ai pas besoin d’aller au-delà de mon niveau personnel. Il m’est suffisant de respecter ma religion tel que je la respecte actuellement, dans ma naïveté et ma crainte, en restant sur mes positions de sorte à ne pas régresser dans le service d’Hachem, sans pour autant intensifier ma pratique de la Torah.»

Mais la réalité est tout autre.

Si l’homme ne s’efforce pas de s’élever de niveau en niveau, en fixant des moments d’étude de la Torah, de façon quotidienne et régulière, et en amplifiant le plus possible ses efforts pour accomplir la Torah et les Mitsvot, il tombera malgré lui.

Ceci est le sens du verset « Pour l’homme intelligent, le chemin de la vie se dirige vers les hauteurs… » Et ceci, dans le seul but que « …ainsi il évite les bas-fonds de l’abîme. »

Si l’homme ne monte pas, il tombe malgré lui.

C’est la raison pour laquelle le Tana nous enseigne : « Celui qui n’ajoute pas se verra retranché…». Car il est impossible à l’homme de rester toute sa vie au même niveau.

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita ajoute à cette explication, une histoire qu’il a lui-même entendue de la bouche de son illustre maître, Rabbénou ‘Ezra Attiyé zatsal, Rosh Yéshiva de PORAT YOSSEF.

Dans la ville de H’aleb (Alep) en Syrie, vivait un homme qui craignait Hachem, et qui se nommait Rabbi Aharon. Il fixait chaque jour des moments d’étude de la Torah. En effet, tous les matins, après la prière de Shah’arit, il étudiait le « h’ok Léisraël » de façon approfondie, en comprenant la Mishna, la Guémara et le Zohar selon ses capacités. Ensuite, il étudiait le Choulh’an ‘Arouh’ de façon approfondie, et il ne rentrait chez lui qu’à une heure tardive de la matinée. Il se restaurait avec le « pain matinal » et récitait Birkat Ha-mazone. Ce n’est qu’ensuite qu’il se rendait à son bureau qui se trouvait dans le centre ville. Rabbi Aharon était expert en diamants et pierres précieuses et il était réputé pour sa droiture et son honnêteté. Son épouse lui faisait la remarque sur le fait qu’il se rendait à son bureau beaucoup trop tard dans la matinée, et d’où viendra alors le secours pour subvenir à leur Parnassa ?!

Mais Rabbi Aharon lui répondait qu’il plaçait toute sa confiance en Hachem, et que par le mérite de la Torah qu’il étudie chaque jour, Hachem subviendrait à sa Parnassa dans la tranquillité et non dans la souffrance.

Voici qu’un jour, Rabbi Aharon arriva à son bureau, et trouva un arabe de la ville de H’evron, assis sur le sol à côté de la porte. Rabbi Aharon lui demanda ce qu’il désirait.

L’arabe lui répondit :

« S’il te plait, ouvre ton bureau, et je te dirais ce que je désire. »

Lorsque Rabbi Aharon ouvrit le bureau, l’arabe entra et retira son Tarboush (couvre-chef traditionnel arabe) qui était constitué de plusieurs Tarboushs, l’un intégré dans l’autre. Mais voici qu’entre deux Tarboushs, se trouvait un diamant resplendissant. L’arabe le montra à Rabbi Aharon et lui demanda à combien il en estimait le prix.

Rabbi Aharon observa le diamant très minutieusement, et l’examina à la loupe, puis il dit à l’arabe :

« Ce diamant est très précieux, il vaut plus de 100 000 $ ! (à cette époque, le dollar était beaucoup plus élevé qu’aujourd’hui) Je vais me renseigner auprès de collectionneurs de diamants, s’ils désirent l’acquérir et je te rends une réponse.»

L’arabe lui dit :

« Je suis descendu à tel hôtel, j’attends de tes nouvelles. »

Le lendemain matin, après avoir terminé son étude quotidienne, et après avoir pris son petit déjeuner, Rabbi Aharon se rendit à son bureau. Sur le chemin, il passa devant l’hôtel où était descendu, l’arabe de H’evron, et il vit, un attroupement à l’entrée de l’hôtel. Rabbi Aharon demanda aux gens ce qui était arrivé. On lui répondit qu’un arabe était arrivé de Palestine (de l’époque), et avait pris une chambre à cet hôtel pour une semaine, sans verser d’avance sur les frais de son séjour. Mais voilà qu’hier soir, il a été frappé de façon subite, d’une crise cardiaque et il est mort. Le propriétaire de l’hôtel a présenté une plainte auprès de la police, et le chef de la police est arrivé à l’hôtel afin de procéder à la vente aux enchères de tous les biens du mort, pour couvrir la dette envers le propriétaire de l’hôtel.                                        

Rabbi Aharon se tenait là, dans l’attente de voir si Hachem allait lui envoyer la réussite ou non.

Le chef de la police commença la vente des vêtements ainsi que du reste des affaires de l’arabe mort.

Lorsqu’on annonça la mise en vente du Tarboush, Rabbi Aharon déclara qu’il était prêt à l’acquérir pour 10 Bishlik (de la petite monnaie).

Un autre homme ajouta 15 Bishlik, mais Rabbi Aharon ajouta à son tour 18 Bishlik.

Personne n’était prêt à ajouter davantage pour l’acquisition du Tarboush.

Le chef de la police termina sa vente en criant :

« Une ! Deux ! Trois ! Adjugé ! »

Rabbi Aharon paya la somme et emmena le Tarboush à son bureau.

Il trouva à l’intérieur du Tarboush, le fameux diamant. Il vendit le diamant et s’enrichit considérablement.

C’est justement ce que nos sages enseignent au sujet de la récompense de celui qui étudie la Torah :

‘… il en consomme les fruits dans ce monde, mais le capital lui est préservé dans l’autre monde. 

À la droite de la Torah se trouve la longévité de la vie, et à sa gauche se trouvent la richesse et les honneurs !

 

 

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