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Les moments où l’on doit se courber dans la ‘Amida

Question :

Quels sont les moments précis où l’on doit se courber dans la ‘Amida, et de quelle façon exacte, doit-on se courber ?

Réponse :

Nos maîtres ont instauré de se courber à plusieurs occasions dans la ‘Amida.

Voici les bénédictions pour lesquelles il faut se courber :

· La bénédiction des ancêtres (celle qui se termine par « Maguen Avraham », la 1ère des bénédictions de la ‘Amida), au début et à la fin de la bénédiction.

· La bénédiction de la reconnaissance (celle qui commence par « Modim » et qui se termine par « Ha-Tov Chimh’a Oulh’a Naé Lé-hodot »), au début et à la fin de la bénédiction.

Pour les autres bénédictions, on ne se courbe pas, ni au début de la bénédiction, ni à la fin de la bénédiction.

De quelle façon doit-on se courber ?

On doit se courber au point de déployer tous les vertèbres de la colonne vertébrale. Cela signifie qu’il ne faut pas se contenter de se courber légèrement en avant, mais il faut véritablement se courber de sorte que les vertèbres de la colonne se déploient.

De même, on ne doit pas garder la tête dressée lorsqu’on se courbe, mais il faut au contraire l’abaisser au moment où l’on se courbe, tel que l’indique le sens des propos de notre maître le RAMBAM (chap.5 des Hal. de la prière), qu’il faut ressembler à un arc lorsqu’on se courbe dans la ‘Amida. Cela signifie que mis à part le fait de se courber au point de déployer les vertèbres de la colonne vertébrale, il faut aussi baisser la tête, afin de ressembler à un arc.

Cependant, il n’est absolument pas juste de se courber de façon exagérée, au point de placer la bouche au niveau de la ceinture qui tient le pantalon. Il faut seulement se courber tel que l’oblige le Din, c'est-à-dire au point de déployer tous les vertèbres de la colonne vertébrale.

Une personne âgée ou malade qui ne peut pas se courber au point de déployer tous les vertèbres de la colonne vertébrale n’est pas tenue de se courber de cette façon. Cette personne peut se contenter de baisser légèrement la tête, de sorte qu’elle montre qu’elle désire se courber tel que l’exige le Din, mais que son état l’en empêche.

Certains ont l’usage de plier également les genoux lorsqu’ils se courbent, comme on l’expliquera dans la prochaine Halah’a.

 

 

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