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« Ton camp sera saint »

Question : M’est-il permis de prier lorsqu’un enfant se promène dans la maison avec une couche qui n’est pas propre ?

Réponse : Il est dit dans la Torah : « Ton camp sera saint ».

Nous apprenons à partir de là qu’il est interdit de prononcer des paroles de Torah, de prier ou de s’adonner à des choses sacrées lorsqu’on se trouve aux toilettes ou dans d’autres endroits sales. De même, il est interdit de prier, de prononcer, ou de penser à des paroles de Torah lorsqu’on est en présence d’une chose sale, comme de l’excrément humain, un poulailler ou un enclos, car il est dit : « Ton camp sera saint ».

Si l’on a par erreur récité une bénédiction ou prié en présence d’un excrément humain, on n’est pas quitte de son obligation et on est tenu de réciter de nouveau la bénédiction ou de prier de nouveau. Même s’il n’y a avait aucune odeur, puisque l’on a prié en présence d’un excrément, on est tenu de prier de nouveau.

Est inclus dans cette interdiction le fait de prier ou de prononcer des paroles de Torah en présence d’une mauvaise odeur. Par exemple, lorsqu’il y a une fuite d’égout, ou bien lorsqu’on se trouve à proximité de champs entretenus par des excréments animaux et où il y a une mauvaise odeur. De même, lorsqu’on se trouve en présence d’un bébé avec une couche sale, il est strictement interdit de prier, même si l’on ne sent pas l’odeur, dès lors où d’autres personnes sentent l’odeur, il est interdit de prier dans cet endroit.

Le Maguen Avraham écrit qu’il en est de même pour un endroit où se trouvait un excrément qui a dégagé une mauvaise odeur et que l’on a ensuite retirer l’excrément mais que l’odeur persiste, il est malgré tout interdit de prier dans cet endroit, jusqu’à la dissipation totale de l’odeur. Nous en déduisons qu’il en est de même pour un enfant que l’on a changé, malgré tout, tant que l’odeur ne s’est pas totalement dissipée, il est interdit de prier dans cet endroit.

A présent, nous allons expliquer ce que doit faire une assemblée à la synagogue lorsque les fidèles se trouvent en présence d’une mauvaise odeur provenant d’une fuite d’égout de la rue voisine ou autre. De même, ce que doit faire une femme qui s’apprête à prier chez elle, mais qu’elle se trouve en présence d’une mauvaise odeur provenant d’une couche qui se trouvait précédemment sur place, amis qu’on a à présent retiré.

Il est certain que s’il reste encore une chose qui dégage une mauvaise odeur, comme un véritable excrément, il est strictement interdit de prier dans cet endroit. Nos propos ne concernent que le cas où le corps de la chose qui dégage la mauvaise odeur, n’est plus présent, et qu’il ne reste que seulement l’odeur.

Nous devons d’abord introduire un autre Din :

Lorsque le Temple existait, les Cohanim étaient chargés d’exécuter la plupart des tâches du culte dans le Temple, comme offrir les sacrifices ou brûler l’encens ou autre. Les Cohanim n’avaient pas le droit d’avoir des défauts physiques, car un Cohen possédant un défaut physique, qui avait malgré tout exécuté son service, tout son service était profané. Est inclus parmi les défauts physiques du Cohen, le Cohen qui transpire et qui dégage une mauvaise odeur. De même, le Cohen qui dégage une mauvaise odeur de la bouche.

Le RAMBAM écrit qu’un Cohen qui dégage une mauvaise odeur est autorisé à se laver et à se frotter la peau avec du parfum. S’il dégage une mauvaise odeur de la bouche, il peut se parfumer avec du gingembre, et à ce moment là, son culte est valable.

Ces propos nous expliquent que même si sans le parfum, la mauvaise odeur aurait persisté, malgré tout, puisque le parfum dissipe l’odeur, le culte du Cohen est valable.

Nous pouvons en déduire pour notre sujet.

S’il est possible de dissiper la mauvaise odeur dans la synagogue ou à la maison au moyen d’autre chose, il n’y a plus à craindre la mauvaise odeur qui s’y trouvait auparavant.

C’est à partir de là que les décisionnaires ont appris qu’il est permis de brûler un morceau de tissu dans la synagogue, car par l’odeur de la combustion, la mauvaise odeur va se dissiper, et il sera permis de prier.

Il en est de même pour des parfums. Si l’on a diffusé du parfum dans la synagogue, il est permis d’y prier, sans la moindre crainte.

Il y a environ 5 ans, lors de la prière de Minh’a dans la synagogue de notre maitre le Rav Chlita, une mauvaise odeur se dégagea dans tout le secteur en raison d’une fuite d’égout. On ne pouvait pas entamer la prière de Minh’a. Notre maitre le Rav Chlita – vivant véritablement les propos des décisionnaires à travers leurs ouvrages – ordonna à son chauffeur d’apporter une serviette de la maison et de la brûler dans la synagogue. Lorsqu’on s’aperçut qu’il était plus simple de diffuser du parfum, le Rav répondit qu’ils devaient le faire. On diffusa le parfum de façon significative jusqu’à dissipation de la mauvaise odeur, et on commença la prière.

 

 

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