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A la mémoire des Tsadikim
Rabbi
‘Hizkiyahou Medini : auteur
du Sdei ‘Hemed
Ses livres donnent une abondance
de principes généraux et de
détails de halakhah, et citent
une quantité d’auteurs d’époques
différentes. Les grands décisionnaires
de notre époque ne peuvent s’en
passer. Il était grand en Torah
et en actes, et nous allons
citer une histoire qu’il a lui-même
racontée sur l’origine de sa
sagesse.
Rabbi ‘Hizkiyahou Medini,
auteur du Sdei ‘Hemed, raconta
un jour à l’un de ses familiers
que dans sa jeunesse il n’avait
pas de dons particuliers. Les
sources de la sagesse s’étaient
ouvertes pour lui à un âge plus
avancé, à cause d’un certain
incident, que voici.
Quand j’étais un jeune avrekh,
raconte le Sdei ‘Hemed, j’étudiais
dans un collel financé par un
homme riche, et qui se tenait
dans sa propre maison. A cette
époque-là, je ne faisais pas
partie des esprits les plus
brillants du collel, mais j’étudiais
avec assiduité et je progressais.
L’un des étudiants de ce groupe
devint jaloux de moi, et me
tendit un piège. Il soudoya
la femme de ménage qui venait
tous les matins nettoyer le
Beith Midrach pour qu’elle m’accuse
publiquement d’essayer de la
séduire quand elle venait tôt
le matin au Beit Midrach pour
faire le ménage. Un jour, cette
femme arriva, et dès son entrée
au Beith Midrach, elle se mit
à crier en m’accusant d’une
conduite indigne. Immédiatement,
tout le monde se rassembla,
on m’accusa d’hypocrisie, on
m’insulta copieusement et ce
fut une très grande profanation
du Nom de D.. Incapable de supporter
pareille honte, je fus obligé
de m’enfuir. Le Roch Collel
n’avait pas cru cette femme
de ménage, et il la renvoya.
Au bout d’un certain temps,
quand elle eut épuisé l’argent
qu’elle avait reçu pour m’accuser,
la femme de ménage vint me trouver
pour me supplier de la pardonner
du tort immense qu’elle m’avait
causé. Elle me promit de raconter
en public toute la vérité, et
de proclamer qu’il s’agissait
d’une machination, et que l’un
des avrekhim lui avait donné
de l’argent pour qu’elle m’accuse.
Elle ajouta qu’étant donné
qu’elle n’avait plus de gagne-pain,
une fois qu’elle aurait lavé
mon nom elle m’implorait de
faire tout mon possible pour
lui faire retrouver son travail.
A ce moment-là, dit le Sdei
‘Hemed, je fus confronté à un
dilemme considérable. D’un côté,
j’étais heureux de cette occasion
inespérée de voir mon nom blanchi
de cette terrible accusation,
et tout rentrer dans l’ordre.
J’acquiescerai presque à sa
requête. Mais en même temps
me vint la pensée inverse. Une
terrible profanation du Nom
de D. avait déjà eu lieu, et
maintenant, si la véritable
histoire était connue, il y
en aurait une autre à cause
de la conduite honteuse du avrekh,
et lui-même devrait subir un
terrible affront. Il était par
conséquent préférable que je
continue à souffrir ma honte
en silence que de provoquer
un nouveau scandale. La décision
était très difficile, les pensées
se bousculaient dans ma tête,
et je changeais d’avis à chaque
instant. Finalement, je décidai
de dire à la femme de ménage
que je m’efforcerais de parler
en sa faveur, mais que je lui
interdisais absolument de raconter
à quiconque l’histoire de la
corruption !
Au moment où j’ai pris cette
difficile décision qui risquait
de mettre en danger tout mon
avenir dans le monde de la Torah,
finit le Sdei ‘Hemed, j’ai senti
que les sources de la sagesse
s’ouvraient devant moi. Au lieu
du dommage qu’aurait dû entraîner
mon choix, j’avais mérité une
aide du Ciel exceptionnelle
qui m’a mené jusqu’à ma situation
présente.
Sa Hilloula tombe le 24 Kislèv
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