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A la mémoire des Tsadikim
Rabbi
Moché Aharon Pinto
Le mercredi 5 Eloul 5746
s’est éteint, à Ashdod, à l’âge
de 73 ans après une longue et
pénible maladie qui a duré 3
ans, le Tsadik « Lumière et
Pilier du Monde ».
Rabbi Moché Aharon Pinto
était le fils du Saint et Vénéré
Rabbi Haïm Pinto Hakatane et
descendant du grand Tsadik Rabbi
Yochiahou Pinto auteur du livre
« Le Rif sue Ein Yaacov » et
de Rabbi Yaacov Pinto l’auteur
du livre sue le Zohar « Mikdach
Melekh ».
Rabbi Moché Pinto était parmi
les Tsadikim Nistarim (cachés)
qui ne voulait pas se manifester,
et interdisait aux gens de parler
de lui. Mais le jour de son
décès, les gens ont témoigné
des miracles réalisés grâce
aux bénédictions du Tsadik.
Ses disciples réunissent ses
récits pour en faire un ouvrage.
Ses miracles sont innombrables.
D’ailleurs même après le décès
de Rabbi Moché Pinto des personnes
ont pu bénéficier encore. Comme
nos Sages le disent : « Les
Tsadikim sont vivants même après
leur mort ».
Une voisine de Rabbi Moché
Pinto, était médicalement reconnue
stérile depuis quinze ans. Deux
mois et demi avant le décès
du Tsadik, elle était venue
voir la rabbanite pour la supplier
de voir Rabbi Moché dans sa
chambre sans lui parler ni le
déranger. En entrant, Rabbi
Moché Pinto malgré sa maladie
et sa souffrance, a esquissé
un geste amical en direction
de cette femme et lui a souri.
Quinze jours plus tard, elle
était enceinte. Les médecins
n’y comprirent absolument rien.
Rabbi Moché Pinto souffrait
de nombreuses maladie. Il avait
notamment, la gangrène. Les
médecins du célèbre hôpital
Hadassah de Jérusalem voulaient
lui amputer les deux jambes.
Il avait toujours refusé en
disant qu’aucun descendant de
Rabbi Yochiahou Pinto n’a jamais
subi de mutilation. Il rappelait
toujours aux médecins « Je suis
venu dans ce monde avec deux
jambes, avec mes deux jambes
je quitterai ce monde ». En
disant cela, il levait ses mains
vers le ciel et invoquait son
arrière grand-père, Rabbi Haïm
Pinto Hagadol. Le jour où il
devait finalement être opéré,
le docteur a dit à la famille
du Tsadik qu’il allait essayer
un ultime traitement. Si ce
traitement échoué, il serait
obligé de couper les jambes
sinon la vie de Rabbi Moché
était en danger. Le miracle
s’est réalisé. Le jour même
il y eut une amélioration très
sensible de la circulation du
sang, l’opération ne s’imposait
plus. Une fois libéré de la
gangrène, il a dit : c’est maintenant
que mes souffrances vont commencer !
A partir de là son état s’est
tristement aggravé, il perdit
l’usage de la parole, de l’ouïe,
de la vue et devint sujet à
des attaques cardiaques. Chaque
fois, il levait les mains vers
le ciel et les embrassaient
en signe de soumission joyeuse.
Les Admorims et les Rabbanim
qui venaient lui rendre visite
durant cette période ont remarqué
deux choses :
- Chaque fois il touchait
sa tête pour s’assurer que sa
Kipa était bien en place.
- Chaque fois il faisait
un geste c’était pour qu’on
lui lave les mains.
Et pourtant médicalement
son cerveau ne fonctionnait
plus. Malgré tout il baignait
dans la lumière de la Kédoucha
et son esprit était toujours
avec son peuple pour lequel
il ne s’arrêtait jamais de prier.
Quand ses enfants lui apportaient
le Talith et les Téfilines,
il les prenait dans sa main
droite, les serrait contre son
cœur et pleurait doucement.
Il pleurait de ne plus être
en mesure d’accomplir la Sainte
mitsva du Talith et des Téfilines.
D’autres larmes ont coulé
quelques instants seulement
avant son décès. Non pas des
larmes de souffrance physique
mais des larmes de l’ultime
souffrance morale de n’avoir
pu assister de son vivant à
la venue du Machiah.
Des profondeurs de la détresse
de l’homme, l’espoir est là,
que notre bien aimé Rabbi Moché
Aharon Pinto avec les légions
des Saints d’Israël intercède
en notre faveur et précipite
la venue du Machiah. Amen Véamen.
En 1983 avant sa maladie,
il avait fait deux recommandations
à ses enfants :
- Ceux-ci devaient éditer
le livre « les lois de la Téchouva »
de Harambam, Rabbi Moché Ben
Maimon. C’est chose faite et
ces livres sont gracieusement
mis à la disposition des synagogues,
écoles, centres communautaires…
- Que le Sepher Torah du
Très grand Tsadik Rabbi Yochiahou
Pinto, écrit il y a 360 ans,
soit montré dans les communautés
juives du monde parce qu’à son
avis ce Sepher Torah avait une
ségoula de la destruction de
la Avoda Zara, ce qui
rapprochait la venue du Machiah
qu’il avait attendu toute sa
vie durant.
Rabbi Moché n’a jamais quitté
sa maisons. Nos Sages disent
que c’est son père qui lui avait
demandé de faire vœu de rester
enfermé pendant 40 ans.
Il est resté 30 ans dans
sa maison à Mogador et 10 ans
à Casablanca.
Il avait créé à l’intérieur
de la maison une synagogue et
une salle d’études et il recevait
des milliers de personnes qui
venaient de partout pour recevoir
sa bénédiction.
Une fois le vœu accompli,
et la période de 40 ans passé,
il est allé se recueillir sur
al tombe de son vénéré Arrière
Grand-Père et lui demander la
permission d’aller s’installer
en Israël.
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