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A la mémoire des Tsadikim
Rabbi
Mordekhaï Amiyess Hacohen
La prière d’une mère est
toujours entendue par Hachem.
Lorsque qu’il était enfant,
la mère de Rabbi Mordekhaï Amiyess
Hacohen priait pour que son
fils devienne un grand parmi
Israël. Et effectivement Rabbi
Mordekhaï Amiyess grandit et
éclaira de sa sagesse les yeux
d’Israël.
Ses premiers pas, il es fit
sous la direction du Gaon Rabbi
Yossef Bérébi. Puis il alla
approfondir son étude du Chasse
et des Posskim dans la Yéchiva
de Rabbi Moché Zaken Mazouz.
Sa réputation d’éminent talmudiste
ne tarda pas à être connu des
tous.
La Torah était si chère à
ses yeux qu’il étudiait chaque
jour sans discontinuer et ne
s’accordait que trois heures
de repos. Il évitait de trop
dormir par crainte de perdre
le temps précieux de l’étude.
En l’année 5715 (1955), Rabbi
Mordekhaï remplaça Rabbi David
Ben Baron à la tête des rabbins
et devint Roch Av Beith Din
de Tunisie. Il occupa cette
fonction jusqu’à la fin de sa
vie et se consacra Avec fidélité
et dévouement à toute la communauté.
Il se préoccupa constamment
de la vie spirituelle de chacun
s’efforçant de préserver et
d’enrichir constamment le judaïsme.
Ses relations étroites avec
le président de la Tunisie,
Le président Bourguiba, aidèrent
à alléger la vie des juifs.
Lorsqu’un jour le président
tomba malade, Rabbi Mordekhaï
fit réunir les juifs dans toutes
les synagogues afin qu’ils prient
pour sa santé. Quelques jours
plus tard, Rabbi Mordekhaï alla
au chevet du Président qui l’accueillit
chaleureusement et lui dit :
- Je sais que c’est uniquement
grâce à tes prières et à celles
des juifs que j’ai guéri...
Un jour, les autorités tunisiennes
décidèrent de transformer un
ancien cimetière juif en parc
municipal. Cette nouvelle stupéfia
l’ensemble de la communauté.
Les juifs ne ménagèrent pas
leurs efforts pour faire annuler
ce décret, mais sans succès.
Le président Bourguiba avait
confié ce projet à un ingénieur
juif. Rabbi Mordekhaï accompagné
d’une délégation de notables
de la communauté, alla le voir.
Lors de cette rencontre, l’ingénieur
ne voulut rien entendre et resta
intraitable.
- Tu es un juif ! S’écria
Rabbi Mordekhaï, comment peux-tu
troubler le repos des justes
?
l’ingénieur ne fléchit pas
et maintint son refus.
Voyant l’impiété de cet homme,
Rabbi Mordekhaï demanda à sa
délégation de s’éloigner du
cimetière et se tourna vers
les tombes :
Nous avons fait notre devoir,
seul cet impie s’y oppose. Faites-lui
ce que bon vous semble!
Rabbi Mordekhaï et les notables
de la communauté reprirent le
chemin du retour. Le lendemain,
on apprit que l’ingénieur avait
succombé à un terrible accident...
La silhouette imposante de
Rabbi Mordekhaï et son regard
profond lui conféraient une
aura particulière. Sa bonté,
sa grandeur d’âme rayonnaient
sur quiconque le rencontrait.
On raconte qu’il avait coutume
de prier le matin très tôt dans
la Yéchiva de Rabbi Méné’hem
‘Hori. Un soir, après son étude
en compagnie d’amis, il resta
pour méditer sur une difficulté
soulevée par le Gaon Rabbi Akiva
Eguère, et jusqu’aux premières
lueurs du matin - heure à laquelle
ses amis revinrent pour la prière
- il ne quitta pas son livre
! Ils le trouvèrent comme la
veille, penché que la Guémara,
ne différenciant pas la nuit
du jour !
Rabbi Mordekhaï eut le privilège
de vivre longtemps. Ses jours
se prolongèrent jusqu’à l’âge
de 88 ans et il quitta ce monde
en 5734 (1974).
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