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A la mémoire des Tsadikim
Rabbi
Yéhia Lah’lo.
Prés de Téfilalet, sur les
hautes montagnes de l’Atlas,
se trouve le petit village de
Ktsar-el-Souk. Là repose le
vénéré Tsaddik Rabbi Yéhia Lah’lo.
Rabbi Yéhia Lah’lo, fut un
émissaire d’Israël au Maroc,
il y a environ quatre cents
ans. Il s’installa dans le village
de Ktsar-el-Souk. IL enseigna
aux enfants la Torah et la morale,
forma des enseignants, des Chohatim,
et fut soucieux d’améliorer
la vie matérielle et spirituelle
des juifs de la région. Le nom
de Rabbi Yéhia devint célèbre
comme grand Tsaddik et grand
bienfaiteur. Sa maison était
un pôle d’attraction pour une
nombreuse foule. Si un habitant
souffrait d’une maladie quelconque
ou avait un malheur, la première
des choses qu’il faisait, était
d’aller chez Rabbi Yéhia, car
il avait la conviction que grâce
aux prières du Tsaddik, qui
remuaient le ciel, la délivrance
ne saurait tarder.
Rabbi Yéhia décéda le jour
de Pourim et repose où il vécut
à Ktsar-el-Souk. Et, depuis,
les juifs du Maroc fêtent la
Hiloula de Rabbi Yéhia, le jour
de Shoushan Pourim.
Un jour, un juif de Marrakech
alla rendre visite à ses proches
qui demeuraient au alentours
de Téfilalet. En route, il fut
attaqué par des voleurs, qui
lui ligotèrent les mains et
les pieds, et le traînèrent
avec eux dans leur refuge secret,
près de Ktsar-el-Souk. Au milieu
de la nuit, le pauvre juif murmura
sa prière de pénitence car,
il était persuadé que sa dernière
heure était arrivée.
Les voleurs passèrent par
la route où repose Rabbi Yéhia
Lah’lo, et lorsque le juif aperçut
la tombe du saint ; il leva
les yeux au Ciel et dit : « Maître
du Monde, délivre-moi des mains
de ces voleurs, par le mérite
du Tsaddik Rabbi Yéhia ». Il
fit aussi le vœu de faire une
Séouda pour les pauvres, sur
la tombe du Saint s’il réussissait
à leur échapper.
Quelques heures plus tard,
en pleine nuit, une troupe de
soldats français surgit tout
à coup. Lorsque les voleurs
aperçurent les soldats, ils
se sauvèrent abandonnant ainsi
le juif pieds et mains liés.
Dans leur fuite, les voleurs
tombèrent dans un ravin qui
se trouvait sur leur chemin,
et qu’ils n’avaient pu apercevoir.
Le juif resta ainsi toute
la nuit, pieds et poings liés,
car les soldats français n’avaient
pas remarqué sa présence. Ce
ne fut que au petit matin, que
des passants juifs le libérèrent
de ses liens. Il arriva au village
de Ktsar-el-Souk, et fit un
grand repas aux pauvres, comme
marque de reconnaissance. Sa
bouche ne cessait de remercier
et de louer le Saint Béni soit-Il,
de l’avoir délivré par le mérite
de Rabbi Yéhia Lah’lo.
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