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Le Tsadik Rabbi Meïr Pinto Zatsal

Le Tsaddik Rabbi Méïr Pinto ZatsalCette semaine voit l’anniversaire de la mort de Rabbi Méïr Pinto zatsal, le fils de Rabbi ‘Haïm Pinto le petit. Nous allons évoquer certaines de ses coutumes telles que nous les avons entendues de notre maître Rabbi David ‘Hanania Pinto chelita, qui a mérité de servir le tsadik à la fin de sa vie et d’apprendre de lui.

Rabbi Méïr Pinto est connu comme l’un des grands talmidei ‘hakhamim du Maroc. Sa sainteté et sa piété étaient proverbiales, et ses prières traversaient les cieux. Il était semblable dans ses prières à un serviteur qui supplie son maître. Tous les grands rabbanim du Maroc lui obéissaient et respectaient ses paroles et ses décrets.

Rabbi Méïr a souffert pendant toute sa vie de douleurs aiguës et constantes qui faisaient partie de son service de Hachem en sainteté et en pureté.

Ses nombreux maux ne l’empêchaient pas de servir Hachem ni d’étudier la sainte Torah, dans laquelle il s’investissait totalement.

Ses bénédictions se réalisaient, comme l’ont dit nos Sages, « le tsadik décrète et le Saint béni soit-Il exécute ». Beaucoup de ses contemporains se pressaient à sa porte pour lui demander une bénédiction sur des sujets personnels ou communautaires. Il venait de la noble famille Pinto, connue pour sa sainteté et sa droiture, dont les membres faisaient des miracles, comme le dit le verset « donne un décret et il sera accompli ». Cela se vérifiait chez eux journellement.

Notre maître Rabbi David ‘Hanania Pinto chelita a évoqué devant nous avec un grand émerveillement le fait que Rabbi Méïr refusait de recevoir des soins médicaux qui auraient pu le soulager de ses nombreuses douleurs. Comme ces soins médicaux dépendaient, d’après les conceptions saintes de Rabbi Méïr, d’un certain relâchement dans les normes de sainteté qu’il pratiquait, il les refusait et préféra souffrir jusqu’à la fin de sa vie, afin de ne pas renoncer à ses coutumes saintes.

Tel était notre maître.

Rabbi Méïr habitait dans le même appartement que son frère, Rabbi Raphaël Pinto, chez qui des meurtriers rentrèrent le 12 Chevat 5740 pour l’assassiner dans son lit, puisse Hachem venger son sang. Rabbi Méïr connaissait par l’esprit saint l’identité du meurtrier, qui habitait à proximité de chez eux, mais il craignait de le révéler en public. Notre maître chelita lui a demandé de dire qui était le meurtrier de son frère Rabbi Raphaël zatsal, mais Rabbi Méïr a répondu qu’il ne voulait pas le faire. Ce n’est qu’à l’heure où l’on dirait le Chema autour de son lit au moment de sa mort qu’il le révélerait. C’est ce qui se produisit. Notre maître chelita raconte de plus :

« J’ai mérité de servir mon oncle Rabbi Méïr Pinto pendant son dernier mois, jusqu’à ce qu’il parte pour la yéchivah céleste, et j’ai mérité de lui fermer les yeux. La dernière nuit avant sa mort, il m’a appelé et m’a demandé : « Vois-tu ce que je vois ? » Quand je lui ai répondu par la négative, il s’est étonné.

De même, quelques heures avant sa mort, il m’a donné sa bénédiction que je me marierais cette même année, et sa bénédiction s’est réalisée. Il m’a aussi révélé des secrets sur la sainteté de nos ancêtres.

« J’ai pu m’occuper de son enterrement et j’ai acquis un morceau de terrain où il est enterré avec son frère le tsadik Rabbi Raphaël zatsal à Casablanca. Nous regrettons ceux qui sont partis et qu’on ne retrouvera plus. »

Le tsadik a mérité que l’on érige une yéchivah en son nom, ce qui a été fait par notre maître chelita en Angleterre. De même, les livres de notre maître chelita « Kerem David » ont été écrits pour l’élévation de l’âme des frères saints et purs qui dans leur vie et dans leur mort n’ont pas été séparés, Rabbi Raphaël et Rabbi Méïr zatsal (Kerem : Kevod Raphaël Méïr).

Que leur mérite nous protège ainsi que tout Israël, Amen.

 

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