La Paracha de la semaine en format PDF

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paracha de la semaine

Ha'azinou - Chabbat Chouva

23 Septembre 2017

ג' תשרי תשע"ז

Horaires de Chabbat
Localité Allumage Fin de Chabbat Rabbenou tam
Paris 19h30 20h34 21h21
Lyon 19h20 20h21 21h05
Marseille 19h17 20h17 20h59
Ra'anana 18h17 19h13 19h49

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La mission de l’homme dans le monde

Rabbi David Hanania Pinto

 « Ecoutez, cieux, je vais parler, et que la terre entende les paroles de ma bouche. » (Dévarim 32:1)

Les commentateurs s’interrogent sur le fait que le ciel et la terre furent pris à témoin lors de la réprimande des enfants d’Israël. L’une des explications avancées est qu’ils renvoient à la dualité de l’homme, composé de deux éléments, spirituel et matériel. C’est ce que nous voyons (Sanhédrin, 102a) à propos de Yérovam ben Nebat, que le Saint béni soit-Il saisit pour lui faire la proposition suivante : « Repens-toi, et Moi, toi ainsi que le fils de Yichaï [David] allons-nous promener dans le jardin d’Eden. » Comment comprendre le fait que le Tout-Puissant se soit « saisi » de ce roi ? Il s’agit certainement d’une sorte d’image, comme on en retrouve fréquemment dans le Texte saint : « Mon courroux s’enflammera » (Chémot 22:23), « une main étendue » (Dévarim 34:12), etc.

Il semblerait donc que le message qu’Il ait voulu transmettre à Yérovam était le suivant : « Permets-moi de renforcer Mon lien avec la partie supérieure de ton être, à savoir l’âme », ce qui expliquerait l’image employée, comme si Dieu l’avait en quelque sorte pris au collet. De même, lors d’un processus de repentir, l’homme quitte la voie sur laquelle il se trouve et se lie de nouveau à sa partie supérieure – l’âme. La terre, de son côté, symbolise la partie basse de l’homme, son aspect matériel. Ainsi, lorsque Moché vient réprimander les enfants d’Israël, il s’adresse tant à leur âme qu’à leur corps et, afin qu’ils écoutent son message, les compare au ciel et à la terre.

Nous comprenons dès lors pourquoi, comme on nous le révèle, l’exil était dû à la question apparemment anodine d’Abraham – « comment saurai-je que j’en suis possesseur ? » (Béréchit 15:8). En quoi celle-ci justifiait-elle une punition ? En vérité, le père de notre nation avait ressenti l’importante sainteté de la terre d’Israël et voulait savoir comment ses descendants pourraient s’y lier. La réponse divine n’allait pas tarder : « ils seront asservis et opprimés » (ibid. v. 13). En d’autres termes, les enfants d’Israël acquerront la Terre Sainte par les tourments de l’exil, comme il est écrit (Berakhot, 5a) : « Trois choses s’acquièrent à travers les souffrances : la Torah, la terre d’Israël et le monde futur. » Ce sont ces difficultés qui permettront d’attacher les enfants d’Israël à cette terre, en renforçant leur partie spirituelle et en affaiblissant leur aspect matériel. C’est ainsi qu’ils mériteront d’hériter de cette contrée vers laquelle les yeux de Dieu sont constamment tournés.

« Tout dépend du Ciel, sauf la crainte du Ciel », nous indiquent nos Sages (Berakhot, 33b). Idée a priori plutôt étonnante, puisqu’elle implique que toutes les choses, petites ou grandes, dont l’homme a besoin, matériellement comme spirituellement, dépendent du Ciel, alors que la réalité la plus proche du Ciel, en l’occurrence la crainte du Ciel, n’en dépend pas.

En réalité, la crainte du Ciel est un choix personnel de l’homme, choix dans lequel le Saint béni soit-Il ne veut pas intervenir. Or, du fait que l’homme est lui-même lié au Ciel, son âme étant une parcelle divine (Pardès Rimonim 32, 1), Dieu pourvoit à tous ses besoins, matériels comme spirituels, afin qu’il ne puisse imputer les lacunes dans son service divin à un manque quelconque. Dès lors, Il n’attend plus de lui qu’une chose : qu’il se travaille pour acquérir la crainte du Ciel, de même que Dieu avait fait régner Adam sur le monde entier et lui avait tout donné et permis, à l’exception d’un fruit, et ce, afin qu’il accomplisse une mitsva. Ainsi, l’homme doit lier et unir sa partie supérieure et celle plus basse et matérielle pour servir l’Éternel.

Pour en revenir au verset initial de notre section – « Ecoutez, cieux, je vais parler, et que la terre entende les paroles de ma bouche » (Dévarim 32:1) –, Moché y réclame en quelque sorte de l’âme et du corps d’écouter la voix du Créateur et de s’associer pour Le servir. « Car de même que le ciel et la terre existent éternellement et sont témoins de cette réprimande que je formule avant ma mort, l’âme est éternelle, ainsi que le corps – même si, après la mort, il est enterré, il en reste quelque chose. Ainsi, ces deux éléments composant l’homme pourront témoigner m’avoir entendu vous engager à suivre le Créateur, sans quoi d’innombrables malheurs vous poursuivront et vous ne verrez aucun signe de bénédiction tout au long de votre vie », conclut-il en quelque sorte.

PAROLES DE TSADDIKIM

A quoi ressemblera notre Yom Kippour ?

« Reviens, Israël, jusqu’à l’Éternel, ton D.ieu ; car tu n’es tombé que par ton péché. Armez-vous de paroles  [suppliantes] et revenez au Seigneur ! Dites-Lui : “Fais grâce entière à la faute, agrée la réparation ; nous voulons remplacer ces taureaux par cette promesse de nos lèvres.” » (Hochéa 14:2-3)

Afin de mieux comprendre en quoi consiste notre travail de repentir, rapportons la parabole du Maguid Rabbi Yaakov Galinsky zatsal.

Un paysan avait un fils complètement ignorant, qui n’était jamais sorti du périmètre de son village. Lorsqu’il eut l’âge de se marier, son père le vanta à une famille distinguée du bourg. Pour savoir s’il s’agissait d’un bon parti, celle-ci invita le jeune homme à lui rendre visite. Le père, conscient que son enfant, qui avait grandi avec les vaches et les poules, n’était pas plus versé dans la Torah que dans la Michna et ne connaissait pas les bonnes manières, se mit à les lui enseigner.

« Mon fils, lorsque tu les rencontreras et qu’ils t’accueilleront en te souhaitant la bienvenue, tu leur tendras la main et leur répondras : “Paix à vous ! Et comment allez-vous ?”

Quand ils te demanderont comment se sera passé ton voyage, tu leur diras : “Grâce à D.ieu”.

Quand ils te montreront la chambre qu’ils t’auront préparée, tu leur diras : “Merci beaucoup !”

Au moment où tu iras dormir, tu souhaiteras à tes hôtes : “Bonne nuit à tous !”

Lorsque tu te lèveras, tu t’enquerras : “Bonjour ! Avez-vous bien dormi ?” »

Le paysan continua ainsi à apprendre à son fils toutes les formules de politesse d’usage dans la ville, afin qu’il ne déçoive pas. Pour s’assurer qu’il ne se trompe pas, il lui ordonna de les répéter jusqu’à ce qu’il les connaisse par cœur.

Le jeune homme voyagea vers la grande ville et arriva chez la famille qui l’attendait. La maison était pleine d’amis et de proches, venus spécialement pour le voir. Tous étaient assis autour de tables dressées, garnies de nombreux mets, quand l’invité fit son apparition. Il s’approcha du maître de maison, lui tendit la main et lui dit d’un ton assuré : « Paix sur vous, comment allez-vous, grâce à D.ieu, merci beaucoup, bonne nuit à tous, bonjour, avez-vous bien dormi ? »

Ce dernier pâlit, tandis que le jeune tendait déjà la main à l’homme se trouvant à sa droite, auquel il répéta le même refrain. Avec joie et entrain, il en gratifia ensuite le suivant. Les personnes présentes se partageaient en deux groupes : cellesqui riaient et celles qui pleuraient…

Cette parabole illustre l’ampleur du travail que représente le repentir. Il s’agit d’effectuer un examen de conscience visant à déterminer ses failles, puis de trouver un moyen de les surmonter afin de s’améliorer. C’est un travail de longue haleine, qui débute au mois d’Eloul, se prolonge avec les jours de séli’hot et de repentir et se clôt avec Yom Kippour, où l’on concentre ce travail de quarante jours en une succession de prières et de confessions. Cependant, ceux qui sont restés insensibles et passifs durant le mois d’Eloul et les dix jours de pénitence et se mettent à réciter à Kippour une série de téfilot les unes après les autres, ressemblent à cet ignorant récitant d’un seul souffle toutes les formules de politesse en un même refrain !

Ainsi, le verset nous enjoint : « Reviens, Israël, jusqu’à l’Éternel, ton D.ieu » – repens-toi avant que tu te retrouves, à Kippour, devant D.ieu. Tu dois, tout d’abord, considérer tes actes et savoir que « tu es tombé par ton péché » ; puis « armez-vous de paroles » – vous pourrez demander pardon à l’Éternel par le biais des prières et des confessions du jour le plus saint. Alors, vous serez en mesure d’implorer le pardon divin : « Fais grâce entière à la faute ».

DE LA HAFTARA

Haftara de la semaine : « Reviens, Israël (…) » (Hochéa 14 ; Mikha 7)

Lien avec le Chabbat : cette haftara est celle du Chabbat Chouva – celui qui est entre Roch Hachana et Kippour –, car il y est question du repentir, qui est le propre de cette période.

CHEMIRAT HALACHONE

L’interdit de colporter ne se limite pas au blâme

Qui est qualifié de colporteur ? Celui qui va rapporter des paroles des uns aux autres, telles que : « untel a dit cela de toi », « untel t’a fait cela », « j’ai entendu qu’il t’a fait cela ou a l’intention de te faire cela »…

Même si de tels propos ne contiennent pas de blâme sur la personne de laquelle il est question, et même si celle-ci ne niait pas qu’ils sont véridiques si on l’interrogeait, cela est considéré comme du colportage.

GUIDÉS PAR LA ÉMOUNA

Pour Israël, appelé « Réchit »

Au cours de l’une de mes visites en Israël, je pris part à une hakhnassat séfer Torah, qui eut lieu dans un grand hôtel, en présence de personnalités politiques de premier plan, avec entre autres Moché Katsav, à l’époque président, et Ariel Sharon, premier ministre, ainsi que de nombreux membres de la Knesset.

À notre arrivée à l’hôtel, le personnel de sécurité nous fit subir une fouille en règle scrupuleuse – corporelle comme dans nos affaires – à la recherche d’armes.

Quand mon tour arriva, mes accompagnateurs voulurent s’interposer à cette procédure, qui leur paraissait incompatible avec le respect dû à la Torah. Je refusai cependant que l’on fasse exception pour moi, expliquant à mes accompagnateurs que c’était important pour la sécurité et que j’étais prêt à passer l’éponge sur mon honneur bafoué.

Après avoir été fouillés, nous avons pénétré dans la salle de l’hôtel, où nous avons attendu l’arrivée des officiels. Je remarquai qu’on leur épargnait les fouilles auxquelles étaient soumis le reste des participants, pour les introduire aussitôt dans la salle. La raison de cette distinction est que toutes ces mesures n’avaient été prises que pour eux, afin de sécuriser leur venue.

Voilà, me semble-t-il, une remarquable métaphore concernant notre existence par rapport à celle des non-juifs.

De même que l’ensemble des participants a dû être soumis à une fouille rigoureuse à cause des personnalités gouvernementales qui prirent part à l’évènement, le monde entier n’a été créé que pour la Torah et pour Israël.

Cependant, une question lancinante me vint à l’esprit : si le monde entier n’a été créé que pour Israël, comment se fait-il que le peuple juif soit l’objet de critiques incessantes dans le monde entier ? Pourquoi devons-nous toujours nous justifier et nous défendre ? Pourtant, nous sommes le peuple élu pour lequel le monde entier a été créé, de même que toutes les mesures de sécurité prises dans cet hôtel ne l’avaient été qu’en l’honneur du président et du premier ministre !

Je me dis que quand les bné Israël observent la Torah et les mitsvot, ils méritent que soit écrit à leur intention le verset « Béréchit bara », qui sous-entend que le monde n’a été créé que pour la Torah et Israël, appelés « réchit ». Mais s’ils se rendent coupables de transgressions, les nations du monde prennent le dessus sur eux et ne reconnaissent pas leur statut de fils du Roi des rois. Conséquence : nous sommes obligés de nous excuser et de nous justifier pour le moindre de nos actes. Il est donc fondamental d’accroître l’étude de la Torah et l’accomplissement des mitsvot, car eux seuls nous donnent nos lettres de noblesse aux yeux des nations.

À MÉDITER

Suite à la grande sécheresse du  mois de ‘Hechvan de l’année 5769, Rav Its’hak Zilberstein chelita eut l’idée de mettre à contribution les enfants de Ramat El’hanan afin qu’ils prient pour la pluie, dont le pays avait tant besoin. Il leur demanda de se rassembler près de l’arche sainte au moment où l’on récite les deux derniers Kaddich de la prière du vendredi soir, et de répondre avec ferveur et à voix haute « amen yéhé chémé rabba ».

« Cette initiative, nous confie le Rav, m’est venue après avoir entendu qu’elle a été prise dans plusieurs grandes synagogues de Jérusalem. Un érudit a raconté que lorsqu’on lui a dit la grande importance que le Gaon Rav Aharon Leib Steinmann chelita accordait au fait de répondre amen yéhé chémé rabba avec kavana, il a rassemblé les enfants, le vendredi soir, à la synagogue où il priait, pour leur demander de se tenir tous près du aron et de répondre amen yéhé chémé rabba, avec ferveur et à voix haute, au Kaddich suivant le chemona esré. De cette manière, ils sensibiliseraient aussi le reste des fidèles à l’importance de ces mots. »

Les mots ne sauraient décrire la puissance de cette scène – la mélodie des voies pures de ces enfants retentissant au loin et produisant une exceptionnelle sanctification du Nom divin. Nos Sages n’ont-ils pas affirmé que « quiconque répond amen yéhé chémé rabba de toutes ses forces, on déchire jusqu’à une mauvaise sentence de soixante-dix ans pesant sur lui » ? Aussi, combien plus cela est-il vrai lorsque cette proclamation est émise avec ferveur et à voix haute, près de l’arche sainte, par de jeunes enfants qui, dans leur élan, entraînent avec eux les autres fidèles ?

(Barkhi Nafchi, Bé’houkotaï)

Une autre histoire mérite d’être rapportée à ce sujet.

Un Avrekh américain, plongé dans la plus grande détresse, s’adressa au Rav Avraham Kessler, un des proches du Rav Aharon Leib Steinmann chelita, pour qu’il lui demande un conseil salutaire à son sujet. Marié depuis longtemps, il n’avait toujours pas d’enfants. En outre, il avait contracté d’énormes dettes qu’il ne savait comment rembourser, et pour couronner le tout, on venait de découvrir qu’il était atteint de la maladie. En plus de toutes ces tragédies, il avait encore beaucoup de difficultés dans plusieurs domaines.

Rav Kessler priant avec le Roch Yéchiva au minyan de vatikin, il s’approcha de lui à la fin de celui-ci pour lui raconter les malheurs de cet homme.

Rav Steinmann lui répondit alors : « Le Saint béni soit-Il chérit particulièrement l’air sur lequel nous chantons Amen yéhé chémé rabba. Aussi, quand, à D.ieu ne plaise, une accusation pèse sur nous, lorsque nous entonnons les mots de cette mélodie à voix haute, Il éprouve un plaisir tel qu’Il passe l’éponge sur toutes nos fautes. Raconte à cet Avrekh le pouvoir de ces mots d’expier nombre d’accusations. »

Le Rav Kessler téléphona immédiatement à l’Avrekh pour lui transmettre fidèlement les paroles du Roch Yéchiva. Bien que très surpris, il se conforma à ses conseils et se mit, avec le plus grand sérieux, à veiller à répondre Amen yéhé chémé rabba avec kavana. Il allait même d’un minyan à l’autre pour prononcer cette phrase plusieurs fois avec une grande ferveur. Il poursuivit cette habitude durant une certaine période, au bout de laquelle il connut d’incroyables miracles. Tout d’un coup, tous ses problèmes se trouvèrent résolus ! Sa maladie disparut totalement, il trouva une solution à ses dettes, un membre de sa communauté lui ayant proposé un grand prêt sur une période illimitée, et il eut le bonheur d’être père – tant de saluts envoyés par le Créateur, par le mérite de l’abnégation de cet homme devant Rav Steinmann chelita.

Des années sont passées depuis, et cet Avrekh continue à courir d’un minyan à l’autre afin de pouvoir répondre le plus possible de fois Amen yéhé chémé rabba avec ferveur et à voix haute.

DANS LA SALLE DU TRÉSOR

Rabbi David Hanania Pinto

L’étude de la Torah, le seul bouclier protecteur pour l’homme

Il existe une coutume, durant les jours de séli’hot et de miséricorde, de réciter le chapitre 27 des Téhilim, « De David. Le Seigneur est ma lumière et mon salut (…) ».

Nous y lisons : « Il est une chose que je demande au Seigneur, que je réclame instamment, c’est de séjourner dans la maison de l’Éternel et de fréquenter Son sanctuaire. »

Le roi d’Israël ne réclama ni honneurs, ni richesse, ni grandeur, mais il n’avait qu’une aspiration : séjourner dans la maison de D.ieu toute sa vie et ressentir toujours de l’entrain et de l’enthousiasme dans l’étude de la Torah et l’accomplissement des mitsvot – ce frisson des débuts. Aussi le choix de ce chapitre pour cette période propice au repentir n’est-il pas fortuit : il vise à susciter en nous un éveil et à nous faire prendre conscience que notre mission dans ce monde est de nous vouer pleinement au service du Créateur en nous installant dans Sa demeure pour étudier la Torah jour et nuit. Seule cette étude assure à l’homme une protection des membres de son corps, qui ne seront pas entraînés à la faute. Plus on veille à s’assurer une telle protection, plus on sera préservé du péché et aura le mérite de parvenir pur au jour du jugement.

Il faut s’efforcer de réciter ce chapitre des Psaumes avec une grande ferveur, et non machinalement. Nous pouvons alors espérer qu’il aura sur nous l’effet escompté, grâce au pouvoir de la Torah et du repentir du roi David, qui aspira tous les jours de son existence terrestre à être dans la proximité du Créateur, et pas uniquement à l’approche des jours de jugement.

EN PERSPECTIVE

Encore un peu de patience !

« Que mon enseignement s’épande comme la pluie, que mon discours distille comme la rosée. » (Dévarim 32:2)

Voilà l’édifiante réflexion du saint Rabbi Sim’ha Bounim de Pchis’ha sur ce verset : les paroles de la sainte Torah sont comparables à la pluie qui tombe sur la terre.

De même que l’effet bénéfique de la pluie sur la végétation ne se manifeste pas dès qu’elle tombe sur terre, mais seulement après un certain temps, les paroles de Torah n’ont pas un effet immédiat sur leurs auditeurs. Ce n’est que passée une certaine période que l’heureuse influence spirituelle se laisse ressentir sur les étudiants de Torah.

DES HOMMES DE FOI

Un Juif aisé rêva que Rabbi ‘Haïm Pinto  – que son mérite nous protège – se révélait à lui et lui disait : « Tu dors tranquillement, alors que mon fils Yossef n’a pas de quoi célébrer la fête. Lève-toi vite et monte à l’étage supérieur ; là, tu trouveras une liste, écrite par mon fils, de tout ce qui lui manque pour la fête. »

Le Juif se réveilla et monta à l’étage, où il réalisa l’authenticité de son rêve : la liste, énumérant toutes les denrées de base manquantes au juste Rabbi Yossef, s’y trouvait bien. Le nanti s’empressa d’aller tout acheter.

Au même moment, Rabbi ‘Haïm apparut en rêve à son fils pour lui annoncer qu’avec l’aide de D.ieu, quelqu’un viendrait quelques heures plus tard lui apporter des charrettes emplies de tout ce qu’il avait écrit dans la liste.

Heureux les justes au sujet desquels s’applique le verset « Il exécute la volonté de Ses pieux » !

Le permis est arrivé

Près de Mogador, se trouvait un hôtel qui appartenait à un non-juif originaire d’Algérie. Cette affaire lui permettait de gagner confortablement sa vie. Quand les relations entre le Maroc et l’Algérie se refroidirent, on le considéra avec méfiance. Le gouvernement finit par le contraindre à fermer son hôtel.

Cet homme connaissait la grandeur et la sainteté de Rabbi ‘Haïm Pinto et, lors de la Hilloula, il se rendit avec son épouse sur son tombeau. Ils prièrent et demandèrent que leur soit rendue l’autorisation de reprendre leur activité. Mais il ne s’arrêta pas là : il sollicita les Juifs présents pour qu’ils prient en sa faveur, afin qu’il bénéficie d’un miracle comme en vivent les Juifs.

Or, voilà que, dès le lendemain, une missive du gouvernement lui parvint. Elle l’informait que lui seul avait l’autorisation de faire fonctionner un hôtel à cet endroit, sans limites de temps. À la lettre était jointe une photocopie du permis d’exercer.

Il va sans dire que sa joie fut sans limites. Ce jour-là, le Nom de D.ieu fut sanctifié parmi tous les habitants des environs.

 

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