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paracha de la semaine

Parachat  Chémot

29 Décembre 2018

כ"א טבת תשע"ט

Horaires de Chabbat
Localité Allumage Fin de Chabbat Rabbenou tam
Paris 16h42 17h56 18h46
Lyon 16h45 17h55 18h42
Marseille 16h52 17h59

18h44

Ra'anana 16h22 17h25

18h02

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Moché, le serviteur de l’Eternel

Rabbi David Hanania Pinto

« Un ange du Seigneur lui apparut, dans une flamme de feu, du milieu du buisson. Et voici que le buisson était en feu et cependant, le buisson ne se consumait point. » (Chémot 3, 2)

Alors que Moché était en train de faire paître le bétail de son beau-père Yitro, il fut soudain témoin d’un spectacle extraordinaire : un buisson était la proie des flammes, sans pour autant se consumer. Moché, ébahi par ce miracle, se dit : « Je veux m’écarter et voir ce grand phénomène : pourquoi le buisson ne brûle pas. » Puis, une fois qu’il s’approcha du buisson, il entendit la voix de l’Eternel lui ordonnant d’ôter ses souliers, en raison de la sainteté de la terre qu’il foulait.

Le Saint béni soit-Il demanda ensuite à Moché d’aller délivrer le peuple juif du joug de l’esclavage égyptien. Il choisit d’attirer son attention par le spectacle du buisson en raison de sa valeur symbolique : l’homme est comparé à un arbre et, de même que l’eau est indispensable à la vie et à la croissance d’un arbre, en l’absence de Torah, comparée à l’eau, le peuple juif ne serait pas en mesure de survivre et d’assurer la continuité des générations. Le Tout-Puissant a choisi un buisson plutôt qu’un autre arbre afin de témoigner à Moché, à travers l’image de cet arbuste, qu’« [Il est] avec lui dans la détresse ».

Le fait que le buisson continuait à brûler sans que le feu ne parvienne à le consumer nous enseigne que les enfants d’Israël purent survivre en Egypte, en dépit de leur lot de souffrances et de détresse, grâce au mérite de trois points d’ancrage dans leur tradition : leurs noms, leurs habitudes vestimentaires et leur langue. Cette fidélité leur permit, de fait, de préserver l’étincelle juive qui brûlait en leur sein, les empêchant de s’assimiler aux Egyptiens et de se corrompre parmi eux.

Par le spectacle du buisson ardent qui, contrairement aux lois de la nature, ne se consumait point, le Saint béni soit-Il désirait transmettre à Moché que la survie du peuple juif en Egypte était, elle aussi, surnaturelle. Cependant, étant donné que l’homme ne peut survivre en comptant uniquement sur le miracle, le moment était arrivé pour le Créateur de demander à Moché d’aller délivrer Ses enfants d’Egypte. Dans ce sens, Il souligna à Moché que les enfants d’Israël risquaient sous peu de tomber dans le cinquantième degré d’impureté et, qu’arrivés à cette situation, les barrières qu’ils s’étaient fixées ne seraient plus en mesure de les préserver de l’assimilation et de leur donner droit à la libération.

Ces paroles que D.ieu adressa à Moché sont porteuses d’une édifiante leçon de morale : l’homme ne peut pas compter sur l’observance d’une certaine mitsva – comme le port des phylactères ou le respect du Chabbat – pour lui assurer sa survie. S’il est vrai que chaque mitsva accomplie représente un mérite extraordinaire, cependant, si l’on désire mener une vie de Juif authentique, être proche du Créateur et jouir de Sa protection, il est nécessaire d’étudier la Torah et d’observer l’ensemble des mitsvot. Au Maroc, en Tunisie et en Algérie, de nombreuses personnes, animées d’une foi pure, n’observaient pas scrupuleusement toutes les mitsvot et n’étudiaient pas non plus la Torah, et leurs enfants s’éloignèrent de leur tradition, allant parfois jusqu’à se marier avec des jeunes filles non-juives.

Dans la prière de Chabbat matin, nous disons : « Moché se réjouira de la part qu’il a reçue, car Tu l’as appelé serviteur fidèle. » Nous en déduisons la façon dont se comportaient les dirigeants du peuple juif. Moché vivait son statut de serviteur du peuple juif avec un réel sentiment de joie et de plénitude. Seulement dans la mesure où il se sentait à l’entière disposition du peuple, il atteignait un niveau de joie authentique. D’ailleurs, suite au don de la Torah, le verset précise : « Moché descendit de la montagne vers le peuple » (Chémot 19, 14) et nos Sages, de mémoire bénie, de commenter, qu’après les quarante jours et quarante nuits qu’il avait passés au ciel sans manger ni se reposer, il s’est immédiatement dirigé vers le peuple, afin de lui enseigner ce que lui-même avait appris de la bouche du Tout-puissant, plutôt que de se reposer ou de vaquer à ses propres affaires dans un premier temps. C’est ce qu’explique Rachi : « Ceci nous enseigne que Moché ne s’est pas occupé de ses affaires personnelles, mais est allé directement de la montagne vers le peuple. »

Notre maître Moché se considérait comme le serviteur du peuple juif. C’est pourquoi, quand le Saint béni soit-Il lui demanda d’aller libérer Son peuple, il tenta de repousser cette mission, du fait qu’il ne se sentait pas suffisamment à la hauteur et digne de la remplir – et non pas, bien sûr, parce qu’il ne recherchait pas l’intérêt et la délivrance des enfants d’Israël. Dans sa grande modestie, Moché pensait que son frère, Aaron le prêtre, méritait davantage de se voir confier cette tâche – alors que lui-même, qui bégayait et s’exprimait difficilement, ne se considérait que comme le serviteur du peuple.

Il est écrit : « Souvenez-vous de la Torah de Moché Mon serviteur. » (Malakhie 3, 22) Ce verset souligne le fait que le Seigneur a approuvé le sentiment de servitude que Moché ressentait à l’égard du peuple juif, allant même jusqu’à le transformer en titre honorifique, en surnommant Moché « serviteur de l’Eternel ».

PAROLES DE TSADDIKIM

Juste pour la photo…

« Déjà même il s’avance à ta rencontre. » (Chémot 4, 14)

L’incroyable zèle de Rav Eliachiv zatsal était bien connu par les habitués de sa maison. Chaque matin, lorsqu’il se levait pour entamer une nouvelle journée de service divin et d’étude de la Torah, à peine quelques instants après qu’il avait ouvert ses yeux, il était déjà penché sur son livre de Guémara…

Tous connaissaient également sa noblesse durant l’étude. Quand il avait besoin d’un livre, même lorsqu’il était très souffrant et se déplaçait difficilement avec son déambulateur, sans hésiter un instant, il se levait vaillamment pour aller le chercher tout seul. Une fois qu’il avait rejoint sa place, il s’y effondrait presque, le livre en main, tant il avait déployé d’efforts. En dépit de ces limitations physiques, c’est avec le même entrain qu’il se levait chaque matin pour poursuivre le cantique de sa vie, celui de la Torah. Quelques minutes plus tard, il était assis à côté de sa Guémara, tandis qu’il oubliait complètement le monde l’entourant, y compris ses propres souffrances.

Malgré son zèle exceptionnel pour l’étude, il ne montrait jamais qu’il était pressé lorsqu’il consacrait de son temps aux autres. Assis sereinement, il écoutait patiemment ses visiteurs, leur témoignant son intérêt pour les plus petits détails de leur récit et partageant leurs joies comme leurs peines.

Quand il devait participer à une sim’ha, il prenait place dans la salle comme s’il disposait de tout le temps du monde. Uniquement lorsqu’il estimait être quitte de son devoir de faire apparition, il ne perdait pas un instant pour se diriger vers la sortie.

Son chauffeur lui demanda une fois combien de temps il comptait rester au mariage auquel il l’avait conduit. Sa réponse pertinente nous permet de comprendre comment il jonglait judicieusement avec l’étude, prioritaire à ses yeux, et son désir de réjouir autrui : « Le temps qu’on me prenne en photo… »

Et effectivement, il entra dans la salle et ôta son chapeau afin de donner l’impression de n’être pas pressé. Les photographes arrivèrent aussitôt, le prirent sous tous les angles, y compris avec les principaux intéressés de la fête.

Deux minutes plus tard, il remit son chapeau et prit congé. De retour vers son chauffeur, Rav Eliachiv lui expliqua qu’en réalité, les gens n’ont pas besoin qu’il vienne pour danser avec eux, mais essentiellement pour qu’il figure sur leurs photos. C’est ce qui les réjouit le plus, aussi calcule-t-il de cette manière le temps qu’il doit rester sur place.

GUIDÉS PAR LA ÉMOUNA

Effacement et humilité devant D.ieu

Un prédicateur connu, qui prêchait du matin au soir sa religion, sentait au fond de son cœur que là n’était pas la Vérité. De nombreux doutes et questions l’assaillaient, notamment sur la Création du monde et la Providence divine. Elles le torturaient tant qu’il décida de mener son enquête sur les autres religions et de chercher dans le monde entier la Vérité unique et absolue.

Il arpenta ainsi la planète en quête de réponses à ses questions et finit par les trouver dans la Torah. Il en arriva à la conclusion que le Saint béni soit-Il est le Maître du monde, qu’il dirige depuis la Création et jusqu’à ce jour à chaque seconde.

Prenant conscience qu’il tenait la Vérité absolue et qu’il n’y avait pas d’autre option valable, il décida de se convertir. Depuis, il est devenu un Juif croyant qui observe la Torah et les mitsvot et, de temps à autre, il donne des conférences aux États-Unis devant des foules de personnes qu’il renforce dans la Torah et la crainte du Ciel. Il a ainsi ramené dans le giron de la foi d’innombrables Juifs, et non des moindres.

Voilà le message qu’il délivra au cours de l’une de ses interventions :

« Sachez que le monde a un Créateur et qu’il n’est pas possible qu’il soit livré à lui-même. Lorsque j’étais non-juif, beaucoup de questions concernant la Création et l’existence du monde me perturbaient. J’ai donc fait des recherches dans toutes les religions pour y trouver la réponse et j’ai finalement découvert que les véritables réponses ne se trouvaient que dans la Torah. Lorsque j’ai pris conscience de la Vérité, j’ai décidé de me joindre au peuple juif et c’est pourquoi, mon épouse et moi-même nous sommes convertis et avons à ce jour le mérite d’accomplir toutes les paroles de la Torah et ses mitsvot.

« Cependant, il y a un point qui ne laisse de m’étonner : comment est-il possible que moi, qui ne suis qu’un ancien prédicateur, puisse vous enseigner à vous, Juifs de souche, les paroles de la Torah ? Ne devrait-ce pas plutôt être l’inverse ? En outre, je vous apprends bien peu de choses en somme, la présence du Créateur étant si évidente et perceptible.

« Sachez que l’essentiel du Judaïsme est d’être humble et effacé devant le Créateur ! Car, pour ressentir et découvrir la Vérité, il faut s’effacer complètement devant celle-ci et devant le Créateur qui se trouve derrière elle. C’est seulement ainsi que j’ai eu le mérite de découvrir le Créateur et la Vérité éternelle dans notre sainte Torah.»

C’est sur ces paroles qu’il clôtura son intervention.

Discours, ô combien édifiant, de la bouche d’un non-juif et qui doit remettre en question chacun d’entre nous ! C’est uniquement en s’effaçant complètement face à la Vérité que l’on peut mériter d’y accéder et de percevoir l’existence et la présence du Créateur dans le monde. Car cette humilité est la condition sine qua non pour aboutir à la émouna et à l’acquisition de la Torah de manière éternelle.

DE LA HAFTARA

Haftara de la semaine : « Paroles de Yirmiyahou, fils de ‘Hilkiyahou (…) » (Yirmiyahou chap. 1 et 2)

Lien avec la paracha : la haftara nous rapporte que Yirmiyahou refusa au départ la mission de l’Eternel du fait qu’il était jeune et estimait ne pas savoir bien parler, tandis que la paracha nous fait part du refus de Moché d’assumer la mission divine sous prétexte de ne pas être un bon orateur.

Haftara chez les Achkénazes : « Aux temps futurs, Yaakov étendra ses racines (…) » (Yéchaya chap. 27)

CHEMIRAT HALACHONE

Interdit de médire même à un non-juif

Concernant l’interdit de médire, il n’y a pas de différence si notre auditeur est juif ou non-juif.

Certains se trompent à ce sujet en décriant devant un non-juif, par exemple, la marchandise que lui a vendue un Juif ou le travail qu’il a fait pour lui. En se comportant ainsi, on entraîne souvent à ce dernier des dommages ou de la peine, voire même la perte de son gagne-pain.

DANS LA SALLE DU TRÉSOR

Rabbi David Hanania Pinto

Car l’homme est semblable à l’arbre du champ

« Un ange du Seigneur lui apparut dans une flamme de feu du milieu du buisson. Et voici que le buisson était en feu et cependant le buisson ne se consumait point. » (Chémot 3, 2)

Nous pouvons nous demander pourquoi D.ieu choisit d’apparaître à Moché à travers un buisson, plutôt qu’à travers une pierre ou le bétail qu’il faisait paître, et pourquoi le buisson devait être en feu. Un sens profond semble être dissimulé dans ce choix.

Proposons l’explication suivante. Le Tout-Puissant désirait, par cette vision, faire allusion à Moché au fait que l’homme est semblable à l’arbre du champ : de même qu’un arbre nécessite de l’eau pour pousser, de même l’homme a besoin de la Torah comparée à l’eau – conformément à l’enseignement de nos Maîtres : « l’eau se réfère toujours à la Torah » (Baba Kama 17a) –, pour assurer sa survie. En outre, de la même façon que les eaux de la mer sont nombreuses et qu’on ne peut les mesurer, ainsi, la Torah est d’une profondeur illimitée.

Le buisson dans lequel l’Eternel est apparu à Moché était en feu, parce que le feu symbolise le désir qui possède le pouvoir de brûler et détruire l’homme en le projetant hors de ce monde. Toutefois, si l’homme étudie la Torah avec assiduité, alors « le buisson ne se consume[ra] point », parce que la Torah protège l’homme et le sauve de toute calamité.

Il existe de nombreuses sortes d’arbres ; certains sont stériles, d’autres fruitiers. De même, on peut distinguer plusieurs catégories de personnes. Les méchants sont assimilables aux arbres stériles, qui ne détiennent rien mais font beaucoup de bruit, alors que les justes sont semblables aux arbres fruitiers, parce qu’ils possèdent beaucoup de Torah et de bonnes actions – à l’image d’un arbre plein de fruits.

Quant au reste du peuple, il est comparable aux arbres qui sont tantôt recouverts de leur feuillage et tantôt non. Car si ces hommes simples accomplissent parfois les mitsvot, il leur arrive souvent de s’éloigner de la voie de l’Eternel, se laissant entraîner par leur mauvais penchant ; ils se retrouvent alors pris dans ses griffes et se soumettent à son autorité. Puis, peu après, ils réalisent soudain qu’ils ont fait fausse route et se repentent – à l’image des feuilles qui, comme au préalable, recouvrent à nouveau les arbres. Aussi, le Saint béni soit-Il a précisément choisi de se révéler à travers un buisson ardent, car l’arbre nous livre un précieux enseignement au sujet des différents niveaux de personnes composant le peuple juif.

PERLES SUR LA PARACHA

Chaque Juif éclaire comme une étoile

« Voici les noms des fils d’Israël. » (Chémot 1, 1)

S’appuyant sur les paroles de Rachi, « on nous montre ainsi combien on les aime », le Sfat Emèt explique que chaque Juif doit savoir que l’Eternel l’aime et que, de même qu’Il a créé les étoiles pour qu’elles éclairent dans l’obscurité de la nuit, Il nous a créés afin que nous diffusions Sa lumière dans les lieux obscurs.

Des Téhilim qui percent les cieux

« Voici les noms des fils d’Israël, venus en Egypte. » (Chémot 1, 1)

Les dernières lettres de cette expression, en hébreu, forment le mot téhilim.

L’ouvrage Emouna Chléma y voit une allusion au fait que, dans toutes les détresses (symbolisées par l’Egypte), nous devons avoir recours au livre des Téhilim et, par ce biais, le salut attendu viendra. L’arme la plus puissance détenue par le Juif est la prière provenant des profondeurs de son cœur.

Rabbi Yéhouda El’harizi écrit à cet égard : « Quand la prière est-elle agréée ? Lorsqu’on se soumet à D.ieu, on pleure et la plainte retentit jusqu’aux recoins de son cœur. »

Pas au sens propre

« Moché consentit à demeurer avec cet homme. » (Chémot 2, 21)

Dans la Mékhilta, il est écrit que, lorsque Moché demanda à Yitro la main de sa fille Tsipora, il accepta à la condition que le fils qu’il aurait en premier (té’hila) serve l’idolâtrie, tandis que les suivants pourraient servir l’Eternel. Moché accepta et Yitro le fit jurer, comme le laisse entendre le terme vayoel (consentit) qui se réfère à un serment.

On raconte que, lorsque l’auteur du ‘Hidouché Harim, Rabbi Its’hak Meïr de Gour, citait cette Mékhilta, il disait : je jure qu’elle ne peut être comprise au sens propre et, si c’était le cas, je n’aurais pas accepté cette interprétation.

Mais, voilà comment il faut le comprendre : Yitro voulait que le fils qu’aurait Moché suive sa voie, c’est-à-dire serve d’abord (té’hila) l’idolâtrie, puis constate sa vanité et son abomination et découvre ensuite la vérité – la foi en l’Eternel, D.ieu du peuple juif. Mais Moché changea d’avis et s’y opposa, car il est impossible de se soustraire à toute impression de l’idolâtrie une fois qu’on l’a servie.

La joie comble tous les manques

« Si bien que, lorsque vous partirez, vous ne partirez point les mains vides. » (Chémot 3, 21)

Le Imré ‘Haïm de Viznitz commentait : le mot véhaya (si bien que, ou litt. : ce sera) exprime toujours la joie et notre verset se lit donc ainsi : si vous empruntez la voie de la joie, vous ne partirez point les mains vides, c’est-à-dire ne manquerez de rien, car la joie vous comblera.

Qui mérite l’assistance divine ?

« Va donc, Je seconderai ta parole. » (Chémot 4, 12)

Le Or Ha’haïm demande : Moché s’étonna que le Créateur l’envoie parler à Paro alors qu’il bégayait.

D.ieu lui répondit : « Va donc », c’est-à-dire commence à accomplir cet ordre et Je t’aiderai ensuite. Nous en déduisons que quiconque désire bénéficier de l’assistance divine, il lui suffit d’effectuer les premiers pas pour se voir ensuite aidé du Ciel et assister à des miracles.

DES HOMMES DE FOI  

Une femme de Toronto vint à Lyon afin de parler à notre Maître chelita des problèmes de santé de son fils.

A l’occasion de cette rencontre, elle lui raconta une histoire renversante :

Au moment où elle naquit, à Mogador, le Tsaddik Rabbi ‘Haïm sortit de chez lui et alla tout droit vers la maison de l’accouchée.

Alors qu’il se trouvait sur le pas de la porte, il s’empressa d’appeler un des membres de la famille et lui dit : « Apporte-moi vite le bébé qui vient de naître. »

En entendant cette demande insolite, il lui répondit poliment : « Rabbi, le bébé vient vraiment de naître il y a quelques instants. Il n’a pas encore été nettoyé. »

Rabbi ‘Haïm ne se laissa pas convaincre. Il dit : « Peu importe. Amenez-moi tout de suite cette petite fille avant qu’elle ne meure. »

Les parents comprirent que cet empressement n’était pas sans fondement et semblait bien cacher quelque chose. Effrayés, ils confièrent le nourrisson au Rav.

Il le bénit et, à la même occasion, lui attribua le nom de Ra’hel. Grâce à D.ieu, elle fut sauvée et grandit merveilleusement bien. Cette histoire constitua une sanctification du Nom de D.ieu. En effet, tous surent par la suite que, par inspiration divine, Rabbi ‘Haïm avait vu le moment précis de la naissance de cette fille et le danger qui planait sur elle, ce qui lui permit de la sauver en venant immédiatement la bénir.

Cette histoire bouleversa notre Maître chelita pour la raison suivante :

« Il est admis que lorsqu’on change le nom d’une personne, on ne lui donne pas celui de Ra’hel (consulter l’ouvrage Dvach Lépi du ‘Hida 300, 14 et le responsa Véhaya Haolam p. 477). Or là, nous voyons que mon grand-père a justement donné ce nom. Pour quelle raison ?   

« Sûrement parce que le pouvoir du Tsaddik était si étendu qu’il pouvait changer la vertu de justice qui se trouve dans ce prénom en vertu de miséricorde. Nous voyons que la petite fille a grandi et vit encore aujourd’hui », conclut le Rav.

EN PERSPECTIVE

Notre devoir d’agir au maximum de nos possibilités

Après que Batia, la fille de Paro, eut fait tout son possible pour sauver Moché (en tendant sa main en direction du berceau), le Saint béni soit-Il accomplit un miracle pour l’aider : sa main s’allongea. Pour cela, elle  reçu une grande récompense du Créateur. Le ‘Hafets ‘Haïm en déduit que l’homme ne doit pas se décourager de sauver son prochain dans la détresse, même s’il semble que, d’après les lois de la nature, il ne pourra pas y parvenir. Il doit au contraire tenter de le secourir en déployant tous les efforts possibles et, à partir de là, le salut surviendra de manière miraculeuse.

Car le miracle survient toujours pour compléter les efforts naturels auparavant fournis par l’homme.

 

 

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