La Paracha de la semaine en format PDF

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paracha de la semaine

Chabbat Hol Ha'moêd Soukot

7 Octobre 2017

י"ז תשרי תשע"ז

Horaires de Chabbat
Localité Allumage Fin de Chabbat Rabbenou tam
Paris 19h00 20h04 20h51
Lyon 18h53 19h54 20h38
Marseille 18h52 19h52 20h34
Ra'anana 17h57 18h54 19h30

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L’unité du peuple juif

Rabbi David Hanania Pinto

 « Heureux es-tu, Israël ! Qui est ton égal, peuple que protège le Seigneur ? Bouclier qui te sauve, Il est aussi le glaive qui te fait triompher : tes ennemis ramperont devant toi, et toi, tu fouleras leurs hauteurs. » (Dévarim 33:29)

Cette section, lue lors de la fête de Sim’hat Torah, éveille toujours en nous une émotion intense, puisque Moché y évoque, avant sa mort, l’importance de chaque Juif, indépendamment de son niveau spirituel, en tant que membre de notre peuple, le peuple élu, ce « vignoble d’Israël ».

Nos Sages indiquent (Vayikra Rabba 30:12) que les quatre espèces secouées à Souccot sont comparées au peuple d’Israël, chaque espèce représentant un niveau dans le judaïsme. Tous sont unis dans un même faisceau, pour nous enseigner qu’en dépit des différences de niveaux qui existent, tous doivent s’unir. Car dans chaque cœur juif vibre une étincelle susceptible de se réveiller un jour ou l’autre, et c’est pourquoi il est interdit de l’éteindre en repoussant celui qui ne respecterait pas les moindres mitsvot de la Torah – au contraire, il faut le rapprocher dans l’espoir qu’il se réveille et se repente.

Avant sa mort, Moché voulait aiguiser ce sentiment d’unité au sein du peuple, et c’est pourquoi il jugea approprié de délivrer ce message d’unité. A priori, s’il voulait éveiller ce sentiment de solidarité et de partenariat, pourquoi cette section est-elle lue à Chemini Atséret-Sim’hat Torah et non à Souccot, alors que nous secouons les quatre espèces, évoquant l’unité au sein de notre peuple ?

Ce message doit être lu à un moment autre que Souccot afin de nous enseigner qu’il ne faut pas seulement rechercher l’unité aux moments les plus appropriés, mais tout au long de l’année. Et bien qu’à Sim’hat Torah, nous ne secouions pas les quatre espèces évoquant l’unité, ce sentiment doit perdurer dans notre cœur, sentiment qui nous permet de bénéficier de toutes les bénédictions.

On ajoutera que la fête de Sim’hat Torah unifie autour d’elle la Torah, le Saint béni soit-Il et le peuple juif, ainsi qu’il est dit : « La Torah, le peuple d’Israël et le Saint béni soit-Il ne forment qu’un. » Comme on le sait, à Sim’hat Torah, le peuple d’Israël bondit de joie et danse avec la Torah devant le Saint béni soit-Il, faisant ainsi ressortir le lien indéfectible et éternel de ce trio.

En outre, la Torah est ce vecteur d’union, en cela que le même code de lois s’applique à tous, lois qui nous rapprochent du Créateur. On peut par ailleurs établir un parallèle entre le nom du dirigeant de notre peuple, Moché, et le verbe yamouchou, employé dans le célèbre verset de Yéchayahou (59:21) « les paroles que J’ai mises en ta bouche, elles ne doivent point s’écarter (yamouchou) de ta bouche, ni de la bouche de tes enfants ». Pour faire perdurer l’esprit de solidarité inspiré par Moché Rabbénou, il faut s’attacher à la Torah sans s’en écarter d’un pouce, car elle seule a le pouvoir de donner à la collectivité un sentiment d’amour et de fraternité.

Le jour de Sim’hat Torah, on ne rejette personne et tous ceux qui le veulent montent à la Torah, car l’essence de la fête est celle du verset « Ainsi devint-il roi de Yechouroun, les chefs du peuple étant réunis, les tribus d’Israël unanimes » (Dévarim 33:5). Ainsi, on a l’obligation de respecter tout homme, quel que soit son niveau spirituel, afin de maintenir ce sentiment d’unité, carburant de notre peuple, qui a accédé à cette dimension en se tenant au pied du mont Sinaï « comme un seul homme doté d’un seul cœur ».

Le jour où nous terminons la lecture de la Torah, nous risquons, à D.ieu ne plaise, d’en venir à ressentir un sentiment de vide en cette fin de cycle, et c’est pourquoi nous en entamons aussitôt un nouveau, en recommençant à la paracha de Béréchit, afin de se réveiller et de se renouveler.

Si l’on veut mériter ce sentiment de renouveau, il est important de suivre une démarche de téchouva, qui renouvelle et purifie l’homme. Les mots du verset « Au commencement D.ieu créa », qui entame la Torah, se terminent par les lettres formant le mot émeth, « vérité », pour nous enseigner que le mérite de vivre dans ce monde passe par une prise de conscience de la vérité de la Torah et de l’importance d’avoir un comportement droit. Et si l’homme n’agit pas convenablement et s’écarte du droit chemin, il doit en prendre conscience et se repentir.

À Sim’hat Torah, nous lisons dans la paracha de Béréchit le thème du Chabbat, étant donné qu’il ne forme qu’un avec la notion de téchouva. D’ailleurs, le premier homme se repentit Chabbat (cf. Pirké déRabbi Eliézer 18), nous montrant par là qu’en ce jour saint, les portes du Ciel s’ouvrent pour accueillir volontiers et avec joie la téchouva de l’homme.

DE LA HAFTARA

Haftara de la semaine : « Ce sera en ce jour (…) » (Yé’hezkel 38:39)

Lien avec la fête de Souccot : La haftara évoque la guerre de Gog et Magog à la fin des temps, qui, d’après nos Sages, éclatera, lors de la fête de Souccot.

CHEMIRAT HALACHONE

La rékhilout, source de conflits

L’interdit de rékhilout existe même lorsque la personne dont on parle n’est pas présente.

Ainsi, celui qui rapporte à un ami les propos tenus par Réouven sur le compte de Chimon, se rend coupable de rékhilout, car si elles finissent par arriver aux oreilles de Chimon, cela risque de susciter des dissensions entre lui et celui qui colporte à son sujet.

PAROLES DE TSADDIKIM

Le ‘hessed, un élément fondateur

Au plus fort de Sim’hat Torah, fête marquant la fin des trois solennités au cours desquelles nous nous sommes réfugiés à l’ombre du Créateur – avec, d’un côté, la crainte des jours de Jugement et, de l’autre, la joie liée aux nuées de Gloire ainsi qu’à la présence des Ouchpizin, ces « invités » de marque qui nous ont gratifiés de leur présence –, nous entamons un nouveau cycle de lecture de la Torah, avec le début du livre de Béréchit. Or, soulignent nos Sages dans le Midrach Rabba (Kohélèt, 7), « la bienfaisance est dans la Torah, du début à la fin ».

Selon Rabbi Yonathan Eibeschütz zatsal (Yéarot Dvach, première partie, drouch 1), lorsque l’homme évoque, dans la Téfila, « Qui prodigue des bontés et se souvient des bienfaits des Pères », il doit, pour le citer, « se concentrer sur l’importance de la compassion dans ses actes et de la piété dans ses voies, en tâchant d’imiter les midot (traits caractéristiques) du Créateur, en se souvenant des bienfaits prodigués par son semblable et non des torts qu’il aurait pu lui causer, à l’image d’Hachem, Qui Se souvient des mitsvot et des bonnes actions tout en supportant la faute, tirant un trait sur elle ».

Il est conseillé de s’inspirer d’Avraham Avinou, qui était bienfaisant envers tous et publia cette qualité d’Hachem dans le monde, tout en proclamant Son unicité et répandant la foi véritable parmi les hommes.

Et le Yéarot Dvach d’ajouter : « Comment un homme peut-il oser réciter “maguen Avraham” s’il n’a pas à cœur de suivre la voie du Patriarche en ayant pitié des êtres isolés, d’accepter ce qui lui arrive avec amour, dût-il errer de par le monde ou subir de nombreux malheurs à l’instar d’Avraham, qui n’en resta pas moins véritablement confiant et droit envers Hachem ? »

Le Tsaddik Rabbi Salman Moutsafi zatsal était à l’affût de la bienfaisance. Dès qu’il était question de tsédaka ou de ‘hessed, il était le premier à tirer la sonnette d’alarme et à prendre des initiatives. Lorsque l’aide arrivait et que les personnes en mesure d’agir prenaient le relais, il se retirait dans la plus grande discrétion.

Au cours de ses dernières années, quelques jours avant Roch Hachana, il s’aperçut qu’il lui restait la somme de 61 shekels, tandis qu’il avait chez lui suffisamment de nourriture pour tenir jusqu’au début du mois prochain. Il décida donc qu’il pouvait s’en passer et se rendit en personne dans un magasin d’habillement, où il acheta des vêtements pour enfants, après quoi il les apporta à un Talmid ‘Hakham qui avait à sa charge de jeunes enfants.

GUIDÉS PAR LA ÉMOUNA

Lors d’un passage à Toronto, je fis une conférence au Collel Yism’ah Moché, qui se rattache à nos institutions et est placé sous la présidence du Rav Professeur Lugassy.

Après cette intervention, certains fidèles me proposèrent de m’emmener voir les fameuses chutes du Niagara, phénomène naturel d’une beauté rare, particulièrement impressionnant.

Ce fut la première fois de ma vie que j’eus le mérite de réaliser la beauté de la Création de façon si tangible. Sous l’effet de l’émotion suscitée par une telle vision, je récitai à voix haute la bénédiction « ossé maassé béréchit – qui a conçu l’œuvre de la Création ».

En ces instants où je contemplais, muet d’admiration et d’éblouissement, ce courant puissant se jetant tumultueusement du haut des rochers, je réalisai que le spectacle de ces eaux – accumulées naturellement en un fleuve impétueux pour se jeter d’une hauteur de centaines de mètres – s’était prolongé depuis la Création du monde jusqu’à nos jours, sans jamais s’arrêter, spectacle qui nous invite à crier : « Qu’elles sont belles Tes œuvres, ô Éternel ! »

Des centaines de touristes, venus, comme moi, admirer cette vision d’une rare beauté, se trouvaient également sur les lieux. Mais s’ils étaient venus pour voir, photographier, puis retourner tranquillement à leurs occupations coutumières, c’était pour eux un phénomène naturel, né d’un concours de circonstances, au-delà duquel ils ne décelaient pas la Main de l’Artiste qui l’avait créé. Combien est adapté, à leur égard, le verset « ils ont des yeux, mais ne voient pas, des oreilles, mais n’entendent pas » (Téhilim 115:5-6) !

Quiconque a des yeux et des oreilles assurant leur fonction ne peut penser un seul instant que ce spectacle merveilleux s’est mis en place tout seul. Car son existence même clame haut et fort la vérité de la émouna !

Une fois parvenu à cette conclusion, je me mis aussitôt à réciter le psaume « Que mon âme loue l’Éternel (…) » (Téhilim 104), louant le Créateur pour l’équilibre subtil qu’Il a mis en place dans la Création entre les animaux et les hommes, le soleil, la lune et les étoiles, pour nous éclairer de jour comme de nuit, ainsi que la mer et les continents qui la délimitent. C’est ainsi que je me mis à louer le Créateur pour toutes ces merveilles. Je continuai ainsi un bon moment à louer, glorifier et encenser l’Artisan de toute cette beauté.

DANS LA SALLE DU TRÉSOR

Rabbi David Hanania Pinto

D’Adam à David, en passant par Moché

« C’est pour nous qu’Il dicta une doctrine à Moché ; elle restera l’héritage de la communauté de Yaakov. » (Dévarim 33:4)

La Torah entière est nommée du nom de Moché, comme il est dit : « Souvenez-vous de la Torah de Moché, Mon serviteur », et nos Sages d’ajouter que la paracha de Vezot Haberakha est considérée comme sa section propre, du fait du verset cité en préambule.

Cette section est lue le jour de Sim’hat Torah, qui tombe après Hochana Rabba, lequel est le jour du roi David. Aussi, pourrait-on se demander, quel est le lien entre le doux chantre d’Israël et Moché Rabbénou, puisque ces deux jours se succèdent ?

Commençons par le premier : il vouait un amour extrême à la Torah, comme il en témoigne lui-même : « Combien j’aime Ta Torah ! Tout le temps elle est l’objet de mes méditations. » (Téhilim 119:97) En ce qui concerne Moché Rabbénou, il est le symbole de la Torah, en cela qu’il se sacrifia pour aller la chercher dans le ciel et la ramener aux enfants d’Israël.

On notera en outre que les lettres initiales de David et Moché, en y ajoutant un, ont la même valeur numérique que le nom Adam. Ce n’est pas fortuit, quand on sait que ce dernier fit don de 70 ans de vie à David, sur les mille qui lui avaient été impartis. N’eût été cette intervention, il avait été prévu que celui-ci meure le jour de sa naissance. Par pitié pour cette âme élevée, Adam renonça à 70 ans d’existence. En les récupérant, David permit à l’âme d’Adam, qui avait été entachée par la consommation interdite du fruit de l’arbre de la connaissance, d’arriver à sa réparation. Comment David y parvint-il ? À travers l’étude de la Torah, que l’on appelle Torah de Moché.

Il en ressort que Moché eut également une part dans la réparation de l’âme du premier homme, puisque sans la Torah, « Torah de Moché », David n’aurait pu réparer le péché originel. On comprend dès lors le lien entre le roi David et Moché Rabbénou. Par leurs mérites conjugués, l’âme d’Adam parvint à sa réparation.

Or, le septième jour de Souccot est consacré au roi David, et celui de Sim’hat Torah – littéralement, « la joie de la Torah » –, qui marque la fin de sa lecture, évoque la mort de Moché, mais aussi, en un éternel recommencement, la Création du monde et d’Adam, dans la section de Béréchit. C’est là le fil conducteur entre ces trois personnages-clés.

DE LA PLUME DU RAV

Voici un Piyout concernant la longueur de l’exil parmi les nations, fruit de la plume de Rabbi ‘Haïm Pinto Hagadol zatsal :

סימן: חיים

לעומתי בן שפחתי, ניצב לריב איתי

קשתו דרוכה לירות תם, פתאום במסתרים

הנה בניך בעתם, צר בדברים זרים

למה אלוקים עזבתם, פזורים בהרים

א-ל נאמן הר הנסמן, המזומן. תנה, לעם לא אלמן

חשתי ולא התמהמהתי, לעבוד עבודתי

ודבר סופרים וחידותם, הלוא הם ספורים

נפשי יצאה על דברתם, עמי הם צרורים

הלוא המה כמו חותם, על לבי קשורים

א-ל נאמן הר הנסמן, המזומן. תנה, לעם לא אלמן

יצאתי חוץ למחיצתי, עניה סוערה

אני כשה בין זאבים, רשעים אכזרים

ויש לי כמה ערבים, תמימים וישרים

הלוא המה כתובים, מילדי העברים

א-ל נאמן הר הנסמן, המזומן. תנה, לעם לא אלמן

יוקם אכזר בן אמתי, בזעם ועברה

ועמך קהל נדיבים, יאירו במאורים

מה להם עוד לעצבים, איך קץ הדרורים

ארך והם ביד שובים, נתונים ומסורים

א-ל נאמן הר הנסמן, המזומן. תנה, לעם לא אלמן

מי יתן אשוב אל ביתי, עיר המעטירה

מעלותיה מרובים, כמה מפוארים

בימינך תקבל שבים, טהורים ושמורים

ושפוך חמתך על אויבים, השקמו תמרורים

א-ל נאמן הר הנסמן, המזומן. תנה, לעם לא אלמן

DES HOMMES DE FOI

Un des grands négociants de Mogador, M. Massan Bohbot, se rendit une année dans la ville voisine afin d’acheter des étroguim et de les revendre à Mogador pour la fête de Souccot.

Au retour, il tomba dans une embuscade tendue par des bandits de grand chemin qui voulurent le tuer et lui prendre tous ses biens. En cet instant si critique, il invoqua le mérite du Tsaddik Rabbi ‘Haïm Pinto et promit que s’il en réchappait, il remettrait à Rabbi Hadan la somme de cinq cents douros qu’il avait dans la poche.

En effet, le mérite du Tsaddik le protégea et il échappa finalement à ses agresseurs.

Arrivé à Mogador, M. Bohbot regretta son engagement. Sa promesse lui parut exagérée, et c’est pourquoi il décida de remettre à Rabbi Hadan une somme plus modique.

Cette même nuit, Rabbi ‘Haïm Pinto apparut à son fils, lui raconta tout ce qui était arrivé au négociant et lui demanda de ne pas accepter de lui une somme inférieure aux cinq cents douros qu’il avait promis au moment où il craignait pour sa vie.

Quand M. Bohbot arriva le matin, brandissant cent douros et cinq étroguim, Rabbi Hadan le remercia pour les beaux étroguim, mais, en voyant la somme, il lui dit sans ambiguïté : « Je ne prendrai pas moins que cinq cents douros. C’est la somme que tu as promis de me donner. »

Le négociant n’en crut pas ses oreilles : « D’où le Rav sait-il ce qui m’est arrivé et ce que j’ai promis ? »

Alors, Rabbi Hadan raconta à son visiteur avec force détails tout ce qu’il savait de sa malheureuse aventure, sa prière pour être épargné par le mérite du Tsaddik et son sauvetage miraculeux des mains des cruels brigands. Puis, il regarda le commerçant dans les yeux et déclara avec détermination : « Mon père, le Tsaddik Rabbi ‘Haïm m’est apparu cette nuit et c’est lui qui m’a raconté toute ton histoire. C’est pourquoi il t’incombe de me donner précisément ce que tu avais promis. »

Sans un mot, il fouilla dans sa poche et en sortit quatre cents douros qu’il posa sur la table du Tsaddik.

Rabbi Hadan ne toucha pas à l’argent, il préférait ne pas en profiter. Il le lui rendit, non sans lui faire entendre des paroles de moussar et des remontrances : « Il est dit dans Kohélet (5:4) : “Tu ferais mieux de t’abstenir de tout vœu que d’en faire un et de ne pas l’accomplir.” Si l’on promet, on est obligé de tenir précisément son engagement. Et si l’on ne veut pas réellement donner, il ne faut pas employer le terme de néder, vœu, mais celui de nédava, don. »

EN PERSPECTIVE

La soucca : apprendre à ne pas se plaindre

Quel bonheur nous entoure en ces jours de Souccot, où nous nous abritons à l’ombre de la Chékhina et jouissons d’une atmosphère où le matériel et le spirituel vont de pair !

Pourquoi prenons-nous place dans la soucca ? La réponse est connue : c’est un souvenir des nuées de Gloire dont Hachem entoura les enfants d’Israël à leur sortie d’Égypte pour les protéger de la chaleur du soleil et de tout danger environnant.

Une question se pose : pourquoi la Torah a-t-elle instauré un rappel de ces nuées, et non des autres miracles dont le désert était le théâtre, comme la tombée de la manne et le puits de Myriam ?

Le ‘Hida rapporte une réponse riche en enseignements, de Rabbi Yéchoua Zayin : les nuées de Gloire furent données aux Hébreux en tant que bonus octroyé par le Créateur dans Sa largesse, et c’est pourquoi nous en marquons le souvenir.

La manne et le puits, en revanche, furent accordés en réponse à des plaintes et des récriminations exprimées à l’adresse du Créateur par les enfants d’Israël, qui réclamèrent à boire et à manger.

Lorsque l’on se plaint de cette manière, même si l’on reçoit ensuite l’objet de ses réclamations, il ne convient pas de marquer le souvenir du miracle…

 

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