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Réciter une bénédiction sur un aliment que l’on consomme, et que l’on désire encore en consommer ensuite

Dans les précédentes Halah’ott, nous avons expliqué que lorsqu’une personne récite une bénédiction sur un aliment, celui-ci doit être en sa présence au moment de la bénédiction.

Si l’on a récité la bénédiction, et que l’aliment a été amené ensuite, on doit de nouveau réciter la bénédiction, comme expliqué.

On a récité la bénédiction sur un aliment, et d’autres aliments ont été apportés ensuite

MARAN écrit dans le Choulh’an ‘Arouh’ :

Si l’on a récité une bénédiction sur des fruits présents, et que l’on a ensuite apporté d’autres fruits de la même espèce, ou d’une autre espèce dont la bénédiction est identique à celle de l’espèce précédente, il ne faut pas réciter de nouveau la bénédiction.

Par exemple : des pommes et des poires sur lesquelles on récite la bénédiction de « Boré Péri Ha-‘Ets ».

A partir de là, si une personne a récité la bénédiction de « Boré Péri Ha-‘Ets » sur des pommes, et consomme toutes les pommes présentes devant elle (ou bien que d’autres personnes ont consommés avec elle, et ont terminés de consommer toutes les pommes), si l’on apporte ensuite des oranges, on ne récitera pas de nouveau de bénédiction sur ces oranges, car on est quitte de bénédiction avec celle récitée sur les pommes.

Même si nous avons expliqué que lorsqu’on récite une bénédiction sur des fruits qui n’étaient pas présent lors de la bénédiction, et qu’on apporte ensuite les fruits, on doit dans ce cas de nouveau réciter la bénédiction, ceci n’est valable que lorsque les fruits n’étaient absolument pas présents lors de la bénédiction. Ainsi, la bénédiction n’avait pas sur quoi reposer, comme nous l’avons écrit, et on doit considérer que la bénédiction n’a absolument pas été récitée.

Mais dans notre cas, puisque les pommes étaient présentes lors de la bénédiction, et qu’on en a consommé, on est quitte par leur bénédiction, même pour les oranges apportées ensuite.

Cependant, Léh’atéh’ila (à priori), il est bon de penser lors de la bénédiction, à acquitter par cette bénédiction les oranges (ou tout autre fruit de la même bénédiction) que l’on apportera ensuite.

Mais Bédi’avad (à postériori), même si l’on n’a pas penser au préalable à inclure dans la bénédiction ce qu’on apportera ensuite, on ne récitera pas de bénédiction sur les aliments apportés ensuite, s’ils ont la même bénédiction.

On apporte des boissons après avoir réciter la bénédiction sur des aliments

Ce Din est valable même pour des aliments et boissons dont la bénédiction est identique.

Par exemple : une personne consomme du poisson dont la bénédiction est « Chéhakol Nihya Bidvaro », et on lui apporte ensuite de l’eau ou un jus de fruit dont la bénédiction est également « Chéhakol Nihya Bidvaro », on ne récite pas de nouveau cette bénédiction, car on s’en est rendu quitte par celle récitée sur le poisson.

Lorsque le second aliment est plus important que le premier

De quelle situation précise parle-t-on lorsque nous disons qu’il ne faut pas de nouveau réciter la bénédiction sur le second aliment dont la bénédiction est identique à celle du premier ? Uniquement lorsque le second aliment n’est pas plus important que le premier, comme l’exemple des pommes et des oranges cité plus haut.

Par contre, si le second aliment est plus important que le premier, par exemple lorsqu’on apporte des dattes après les pommes, on peut de nouveau réciter la bénédiction sur les dattes.

La raison à cette différence nous est expliquée par le Rachba qui écrit que le second fruit, du fait de son importance, n’est pas inclus dans la première bénédiction, puisqu’elle a été récitée sur un fruit moins important que le second.

MARAN cite les propos du Rachba dans le Beit Yossef.

Même si selon certains décisionnaires, il ne faut également pas réciter de nouveau la bénédiction sur le second fruit même s’il est plus important que le premier puisque MARAN cite les propos du Rachba uniquement dans le Beit Yossef sans les rapporter dans le Choulh’an ‘Arouh’, malgré tout, le Gaon auteur du Chou’t Cha’ar Acher écrit que les propos du Rachba sont approuvés unanimement, sans opinion contradictoire.

Le fait que MARAN n’a pas cité les propos du Rachba dans le Choulh’an ‘Arouh’ ne signifie pas qu’il ne pense pas comme lui.

Par conséquent, il faut de nouveau réciter la bénédiction sur le second fruit lorsqu’il est plus important que le premier.

C’est ainsi que tranche le Ben Ich H’aï.

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita écrit que la personne qui désire de nouveau réciter la bénédiction dans ce cas précis, conformément à l’opinion du Ben Ich H’aï s’appuyant sur les propos du Rachba, « n’est pas perdant » et peut donc de nouveau réciter la bénédiction.

Cependant, si lors de la bénédiction on a eu la pensée d’inclure le second fruit plus important que le premier, il est certain que l’on ne récitera pas de nouveau la bénédiction sur le second fruit même s’il est plus important que le premier, car dans ce cas, le second fruit est de façon certaine quitte de bénédiction par celle récitée sur le premier.

 

 

 

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