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Règles relatives au Rav qui célèbre les mariages – Validité des témoins

Question : Y a-t-il une importance à choisir exclusivement un Rav réputé sérieux pour la célébration d’un mariage ? Je suis déjà marié, et je désire savoir s’il pourrait y avoir un problème dans mon mariage ?

Réponse : Nos maîtres enseignent dans la Guémara Kiddouchin (6a) :

Celui qui n’est pas expert dans la nature des actes de divorces (Guett) et dans la célébration des mariages (Kiddouchin), ne doit pas s’en occuper.

Cela signifie qu’un homme n’ayant pas une totale maîtrise de toutes les règles relatives à la célébration de mariages dans leurs détails, n’est pas autorisé à en célébrer. De même, celui qui ne maîtrise pas parfaitement l’organisation d’un acte de divorce (Guett) selon toutes les exigences de la Halah’a, n’est pas autorisé à le faire.

Pourquoi devons-nous être très vigilant dans le domaine de la célébration de mariages ou de divorces ?

Cette vigilance à pour raison le fait que la célébration d’un mariage peut avoir de lourdes conséquences, car la femme reste interdite à son mari tant qu’il ne l’a pas épousée selon toutes les exigences du Din. De même, une femme reste interdite au monde entier tant qu’elle n’a pas été divorcée selon toutes les exigences du Din.

Si le Rav qui célèbre le mariage ou qui organise le divorce n’a pas agit correctement ne serait-ce sur un seul détail des exigences de la Halah’a, la femme pourrait rester interdite à son mari, et le couple vivrait toute leur vie dans l’interdiction.

Pire encore, dans le cas d’un divorce, il est probable que la femme croit qu’elle est divorcée alors qu’elle est encore mariée.

Par conséquent, il est interdit d’organiser un divorce si ce n’est dans un Beit Din (tribunal rabbinique) agréé. De même, pour la célébration d’un mariage, on doit choisir un Rav réputé comme étant une personne qui craint Hachem de manière fondamentale, expert dans la Torah, afin qu’aucun incident n’arrive par sa faute.

Histoire réelle avec un « rabbin » réformiste qui demanda un acte d’autorisation à notre maître le Rav Chlita

Un jour, un « rabbin » du mouvement réformiste se présenta devant notre maître le Rav Chlita (lorsque notre maître occupait le poste de Grand Rabbin Séfarade d’Israël), et dit à notre maître :

« Pourquoi fais-tu des différences ?! Pourquoi tu ne me délivres pas une autorisation à célébrer des mariages ?! Tu en délivres pourtant à tout le monde, sauf aux réformistes ! »

Notre maître lui répondit :

« Je ne fais pas de différences, mais je ne peux délivrer d’autorisation à célébrer des mariages qu’à celui qui vient se faire examiner par moi dans ses connaissances sur les règles relatives aux célébration de mariages. C’est pourquoi, je vais te noter sur un papier les numéros des chapitres du Choulh’an ‘Arouh’ qu’il faut étudier. Vas les étudier, ensuite reviens me voir et tu recevras une autorisation à célébrer les mariages. »

Evidement, ce « rabbin » réformiste rentra chez lui et constatant le nombre de règles qu’il lui fallait apprendre pour son examen, ne retourna plus importuner notre maître …

Les témoins doivent voir le passage de la bague au doigt de la mariée (les Kiddouchin)

Il est particulièrement fréquent de constater un problème déplorable concernant les témoins.

En effet, celui qui ne maîtrise pas la Halah’a, peut penser que les témoins doivent seulement être présents sous la H’oupa (le dais nuptial), sans savoir qu’il incombe aux témoins l’obligation de voir de leurs propres yeux l’acte du passage de la bague au doigt de la mariée (l’acte des Kiddouchin). Il arrive fréquemment que le caméraman ou le photographe crie au témoin de bouger car il est placé dans son champ, et de ce fait, le témoin ne voit pas le passage de la bague au doigt.

De même, il arrive aussi que l’on choisisse par erreur des témoins ayant un lien de parentés (entre eux ou avec l’un des mariés), ce qui invalide le mariage.

Notre maître le Rav Chlita raconta qu’il lui arriva à plusieurs occasions de célébrer de nouveau un mariage ayant eu lieu la veille, et il le fit dans la discrétion afin de ne pas causer de honte. Ceci, grâce au fait que les mariés eurent le courage de se renseigner sur la validité de leur mariage célébré la veille. Mais malheureusement, beaucoup ne se renseignent pas et vivent toute leur vie dans l’interdiction, H’ass Vé-Chalom !

Des témoins non-pratiquants

De même, il faut veiller particulièrement à choisir des témoins habilités à témoigner, non seulement vis-à-vis de leur lien de parenté (entre eux ou avec l’un des mariés) qui invaliderait le mariage, mais aussi du point de vue de leur pratique des Mitsvot, car des témoins qui ne pratiquent pas la Torah et les Mitsvot, leur témoignage n’est pas valide.

Lorsqu’on organise un divorce au Beit Din, on convoque des témoins particuliers, connus du Beit Din comme étant des gens qui craignent Hachem de façon fondamentale. Avant le début du divorce, le Av Beit Din (chef du tribunal rabbinique) leur dit : « Faisons Téchouva, par crainte qu’il n’y ait en nous une faute. » Et ils récitent le Vidouy (l’aveu des fautes), de peur qu’ils n’aient fautés et qu’ils aient oubliés.

Honorer le président de l’état à être témoin du mariage

Il y a des gens ignorants en Torah qui – par erreur – invitent des gens célèbres mais religieusement inaptes à  témoigner lors d’un mariage, et ils les invitent à cet honneur seulement pour leur exprimer des égards.

Un jour, notre maître le Rav Chlita fut convié à célébrer un mariage chez des gens connus. Le président de l’état d’Israël de cette époque était présent. Cet homme soutenait à l’époque les transgressions du Chabbat dans le pays, par manque de conceptions de Torah (il n’a d’ailleurs jamais honoré les demandes que lui a adressé la délégation de Rabbanim d’Israël qui le consulta à ce sujet, et parmi ces Rabbanim : le Rav Itsh’ak NISSIM, le Rav Yossef Chalom ELYACHIV, le Rav Betsal’el JOLTY, et notre maître le Rav Chlita). Le marié informa notre maître le Rav Chlita qu’il avait l’intention de convier le président de l’état à être témoin. Notre maître le Rav Chlita lui dit : « Il ne sera pas témoin. Je choisirais moi-même les témoins, et ils seront religieusement valables. » Les gens essayèrent de faire pression sur notre maître le Rav Chlita afin qu’il accepte de désigner le président de l’état en tant que témoin, mais notre maître leur répondit : « Si vous ne m’écoutez pas, allez chercher un autre Rav pour célébrer le mariage ! »

Ils dirent à notre maître le Rav Chlita : « Ne t’énerve pas sur nous ! » Notre maitre le Rav Chlita leur dit : « Je ne m’énerve pas. Il est une obligation selon le Din que les témoins soient des gens spirituellement valables. »

Notre maître le Rav Chlita choisit un témoin religieusement valable, et il fut lui-même le 2ème témoin. Ainsi notre maître le Rav Chlita célébra le mariage selon toutes les exigences de la Halah’a.

 

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